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Goldman Sachs encadre le tchat entre traders

Sur la façade du siège de Goldman Sachs, dans le district financier de New York, aucun nom ne figure.

Sur la façade du siège de Goldman Sachs, dans le district financier de New York, aucun nom ne figure. - -

La sulfureuse banque américaine interdirait, selon le Wall Street Journal ce vendredi 24 janvier, à ses traders d'échanger via certaines messageries instantanées. Notamment celles de Yahoo et AOL.

Goldman Sachs serait-elle échaudée par le scandale PRISM? "La Firme" pourrait interdire à ses traders d'utiliser certains services de messagerie instantanée pour éviter que les autorités de régulation ne fiche leur nez dedans, indique ce 24 janvier le Wall Street Journal.

La banque américaine se serait rendue compte que les services de la SEC et autres autorités financières sont de plus en plus attentives à ces petits messages envoyés entre collègues de front office.

Interdiction totale de tchatter sur internet

Les enquêtes sur les manipulations des taux interbancaires Libor et Euribor, qui ont occasionné de lourdes amendes pour les banques impliquées, ont notamment été alimentées par les données recueillies par ces logiciels de messagerie instantanée.

Goldman mettrait donc au point une nouvelle politique pour garantir la discrétion des échanges en son sein. Elle n'autoriserait désormais plus les services de dialogues de Bloomberg, Yahoo ou encore AOL, précise le quotidien financier.

Cette décision succède à une interdiction du même ordre faite par Goldman, JPMorgan Chase et Deutsche Bank à leurs traders de chatter sur internet. Il faut dire que l'année 2013 a été rude pour les banques, certaines forcées de verser des milliards de dollars en 2013 pour mettre fin aux poursuites sur leur rôle dans des affaires…

N.G. et Reuters