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Franfinance fermerait son réseau d'agences

Le crédit à la consommation a connu, en 2012, sa plus mauvaise année depuis 1991

Le crédit à la consommation a connu, en 2012, sa plus mauvaise année depuis 1991 - -

La filiale de crédit à la consommation de la Société Générale a confirmé, ce mardi 12 mars, qu'elle allait présenter "un projet de réorganisation". Une source proche du dossier précise que ses 28 agences fermeraient leurs portes mais qu'aucun licenciement ne serait prévu.

Le crédit à la consommation poursuit sa restructuration. Ce mardi 12 mars, Franfinance, la filiale de crédit à la consommation de la Société Générale, a confirmé à l’AFP une information des Echos qui annonçait sa restructuration.

Plus précisément, l’établissement de crédit a "présenté aux partenaires sociaux un projet de réorganisation de son dispositif commercial qui ne comporte pas de licenciement", d'après ses propres mots.

Selon une source proche du dossier, citée par l’AFP, ce projet devrait déboucher sur la fermeture de ses gences commerciales, au nombre de 28, qui seraient remplacées par deux plates-formes centralisées.

"Soixante-dix postes seront supprimés mais il n'y aura pas de licenciement. Il y aura des transferts au sein des deux plates-formes qui remplaceront les agences", a affirmé cette source, ajoutant que le processus devrait durer environ 18 mois.

Un secteur au plus mal

Franfinance vient ainsi rejoindre les nombreux établissements de crédit à la consommation ayant opéré une réorganisation. Crédit Agricole Consumer Finance, la branche de crédit à la consommation de la banque verte, avait ainsi annoncé, en juin dernier, 254 suppressions nettes de postes. Quelques mois auparavant, en janvier 2012, Laser Cofinoga, détenue notamment par BNP Paribas, était encore plus touchée, avec 433 postes en moins.

Le crédit à la consommation pâtit d’une chute de son activité, notamment en raison de la conjoncture. En 2012, la production de crédit à la consommation a connu son plus fort recul depuis 1991 (-4,9%), selon le rapport annuel de l’association française des sociétés financières (ASF).

Mais la régulation est également susceptible de joueur un rôle. Depuis mai 2011 s’applique ainsi la Loi Lagarde, portant la réforme du crédit à la consommation. Ce texte a encadré vigoureusement le crédit renouvelable, un produit phare du secteur, accusé de précipiter le surendettement des ménages.

Le 26 février dernier, la Fédération bancaire française (FBF) a publié un communiqué qui, citant un rapport du cabinet Athling, chiffrait à 3 millions le nombre de suppressions de comptes de crédit renouvelables actifs, depuis 2010.

J.M. avec AFP