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Epargne: le paradoxe français

Les épargnants français voudraient à la fois la sécurité et la rentabilité.

Les épargnants français voudraient à la fois la sécurité et la rentabilité. - Philippe Desmazes - AFP

Alors que le gouvernement aimerait rediriger l’épargne des Français vers les entreprises, les dispositifs mis en place ne décollent pas. Les épargnants tricolores seraient-ils allergiques au risque ?

L'Anacofi, rendez-vous annuel des gestionnaires de patrimoine, tient sa convention ce jeudi à Paris. Avec toujours le même dilemme : comment pousser les épargnants français à prendre plus de risque et notamment à financer les entreprises? Pour l'instant, en tout cas, les dispositifs mis en place par le gouvernement ne décollent pas.

Les épargnants français sont en effet dans une situation totalement inédite. Tout les pousse théoriquement à prendre plus de risques.Tout, ce sont des taux historiquement bas et donc des produits d'épargne traditionnels qui n'ont jamais si peu rapportés. Ce sont aussi les nouveaux produits mis en place par le gouvernement pour tenter de réorienter l'épargne vers les entreprises.

Un problème culturel

Et pourtant, rien n'y fait: le PEA-PME est un flop: un an après son lancement, la collecte s'élève à 400 millions d'euros, très loin du milliard attendu par le gouvernement.

Les Français ont un problème culturel avec la prise de risque, souligne un analyste. Ils veulent à la fois le rendement et la sécurité. Comble du paradoxe: ils préfèrent encore laisser leur argent dormir à la banque plutôt que de prendre des risques. L'an dernier, ils ont placé 18 milliards d'euros sur leur compte courant... sans rémunération à la clé.

Caroline Morisseau