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Barclays, Lloyds et RBS n'ont plus de monnaie qatarie

Barclays, Lloys Banking Group et RBS ont chacune déclaré être à court de liquidités qataries.

Barclays, Lloys Banking Group et RBS ont chacune déclaré être à court de liquidités qataries. - Karim Jaafar - AFP

Trois grandes banques britanniques ont dû cesser de vendre de la monnaie qatarie, arguant d'une pénurie de cette devise, mais sans évoquer la crise dans le Golfe persique.

Plusieurs grandes banques britanniques ont arrêté de vendre de la monnaie qatarie à leurs clients particuliers, à cause d'une coupure d'approvisionnement de leur fournisseur habituel, sur fond de crise diplomatique autour du Qatar. Barclays, Lloyds Banking Group et RBS ont chacune déclaré vendredi être à court de liquidités qataries, au moment où cette devise est sujette à une forte volatilité.

"Tout comme d'autres banques, le service de changes grand public de Barclays est approvisionné par une tierce-partie, qui a arrêté de fournir du rial qatari. Malheureusement, nous sommes donc dans l'incapacité de pouvoir acheter du rial ou de le vendre à nos clients au détail", a expliqué cette banque dans un communiqué. Barclays continuait en revanche de fournir des rials qataris aux entreprises et investisseurs via sa banque d'investissement.

Aucune explication

Lloyds Banking Group et RBS ont elles aussi attribué ce problème à l'arrêt de leur approvisionnement en rial depuis leur fournisseur habituel. Les banques ont insisté dans le même temps sur la dimension mineure de cet arrêt sur le plan financier - ce rial n'étant de toute façon pas une des monnaies les plus demandées par les particuliers au guichet. Aucune d'entre elles n'a expliqué pourquoi leur fournisseur avait arrêté ces envois, ni lié directement ce souci à la crise diplomatique dans le Golfe persique.

Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l'Égypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de "soutien au terrorisme". Les trois premiers ont également fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le richissime émirat et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.

N.G. avec AFP