BFM Business

Après le vote sur le Brexit, Goldman Sachs demande de l'aide à Barroso

José Manuel Barroso va conseiller Goldman Sachs.

José Manuel Barroso va conseiller Goldman Sachs. - Partick Hertzog - AFP

La banque d'affaires américaine a nommé l'ancien président de la Commission européenne président non-exécutif. José Manuel Barroso aura pour mission d'aider Goldman Sachs à comprendre le marché européen.

Inquiète de la situation européenne, Goldman Sachs ne veut pas prendre de risque. C'est pourquoi la banque d'affaires américaine a annoncé avoir engagé l'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller, au moment où le secteur financier est secoué par les craintes autour du Brexit.

Le Portugais occupera les fonctions de président non-exécutif de Goldman Sachs International, branche internationale du groupe américain basée à Londres, et de conseiller de Goldman Sachs, a précisé la banque dans un communiqué. "José Manuel va apporter une analyse et une expérience immense à Goldman Sachs, et notamment une profonde compréhension de l'Europe. Nous sommes impatients de travailler avec lui alors que nous continuons à aider nos clients à évoluer au sein d'un contexte économique et de marché incertain et délicat", ont déclaré Michael Sherwood et Richard Gnodde, co-directeurs généraux de Goldman Sachs International, cités dans le communiqué.

Accès de panique sur les marchés

Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, José Manuel Barroso a occupé la présidence de la Commission européenne de 2004 à 2014, période durant laquelle l'Europe et le monde ont été secoués par la grave crise financière de 2008.

La décision des Britanniques de quitter l'UE, prise lors du référendum du 23 juin, a provoqué un accès de panique sur les marchés, les investisseurs redoutant l'incertitude qui en découle et les conséquences du Brexit sur l'économie.

Les grandes banques américaines, qui ont d'importantes activités dans le centre financier de Londres, s'inquiètent des conséquences de cette sortie britannique pour leur accès au marché unique européen.

D. L. avec AFP