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Enchères de bitcoins: 1500 inscrits pour cette première en France

Le bitcoin tutoie les 55.000 dollars ce vendredi

Le bitcoin tutoie les 55.000 dollars ce vendredi - AFP

Ce mercredi, 611 bitcoins seront mis aux enchères, une première en France, alors que l'actif n'a jamais été aussi haut.

La première vente aux enchères de bitcoins en France va-t-elle tenir ses promesses? Ce mercredi, la maison Kapandji- Morhange va mettre en vente 611 bitcoins. Inutile de se précipiter en salle de ventes, les inscriptions sont closes depuis le 13 mars dernier pour pouvoir enchérir.

Et les prix risquent d'être vertigineux puisque le cryptoactif bat des records depuis le début d'année. Alors qu'il valait 30.000 dollars en janvier, il a franchi la barre symbolique des 60.000 dollars samedi dernier avant de légèrement retomber autour des 55.000 dollars.

Très concrètement, la vente de se déroule en deux parties avec une multitude de lots.

Pour la première vente, 437 lots sont mis aux enchères pour des valeurs allant de 0,11 bitcoin à 2 bitcoins.

La seconde vente concerne les lots plus importants: elle débute à 5 bitcoins, jusqu'à 20 bitcoins (plus d'un million de dollars au cours actuel).

1500 inscrits

Et il y a eu une petite foule pour participer aux enchères, malgré les dépôts de garantie importants, de 1500 à 10.000 euros, requis pour participer. Selon Kapandji- Morhange, plus de 4000 personnes se sont pré-inscrites et 1500 d'entre elles sont allées au bout des démarches pour finaliser leur participation.

Un sacré pactole à prévoir pour l'Etat qui avait saisi ces actifs appartenant à des cybercriminels. "Si on avait été plus rapide pour organiser cette vente, elle aurait beaucoup moins bien marché", rappelait d'ailleurs Ghislaine Kapandji, la commissaire-priseur de cette vente sur BFM Business.

Reste à savoir la somme qui résultera de ces enchères hors norme. Au cours actuel, les 611 bitcoin valent environ 28 millions d'euros. Sachant que les frais de ventes sont de 14,28%, les sommes proposées seront scrutées évidemment de près.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business