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Whirlpool: Mailly estime que Macron "a respecté" les syndicats

Jean-Claude Mailly, le leader de FO, a réaffirmé qu'il ne donnait pas de consigne de vote

Jean-Claude Mailly, le leader de FO, a réaffirmé qu'il ne donnait pas de consigne de vote - Bertrand Guay - AFP

Le secrétaire général de Force Ouvrière est revenu sur le déplacement mouvementé du leader d'En Marche!. Il juge qu'Emmanuel Macron a su tendre l'oreille et dénonce le "coup de com'" de Marine Le Pen.

Jean-Claude Mailly distribue bons et mauvais points à Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Revenant sur le duel à distance entre les deux finalistes de la présidentielle, venus dans la Somme rencontrer les salariés de l'usine Whirpool menacée de fermeture, le numéro un de FO a évoqué sur Europe 1 "une dimension 'coup de com' notamment du côté de Marine Le Pen".

Quant à Emmanuel Macron, "je ne suis pas d'accord avec lui sur ses positions mais il a au moins respecté une chose, c'est la démocratie représentative" en ayant d'abord "une première discussion avec les syndicats" avant de venir sur le site, a dit Jean-Claude Mailly.

Pas "une affaire d'État"

Il a affirmé ne pas faire "une affaire d'État" de l'affrontement entre les deux candidats à Amiens, jugeant que ce qui est "important c'est l'avenir des salariés" de Whirlpool et du sous-traitant Prima.

La fermeture annoncée de l'usine du géant de l'électroménager "pose le problème non seulement des délocalisations, mais de ce qu'un État doit faire quand il accorde des aides publiques", selon lui.

Répétant que FO ne donnerait aucune consigne de vote pour le second tour de la présidentielle, Jean-Claude Mailly a indiqué qu'il avait "des désaccords profonds" avec la candidate du Front national sur les questions d'immigration, tout en critiquant la politique économique menée par le candidat d'En marche! à Bercy.

"Cela fait plusieurs années que je dis: 'attention les logiques d'austérité, c'est suicidaire socialement, économiquement et ça finira par l'être démocratiquement'. Il ne suffit pas de crier au loup tous les cinq ans", a-t-il conclu.

J.M. avec AFP