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Comment gérer ce collègue que vous détestez?

"Dans tous les open space, même si l'ambiance est bonne, il y a toujours ce collègue dont la tête ne vous revient pas. Voici les conseils des experts en management et en formation pour qu'il ne nuise ni à votre bien-être, ni à votre travail. "

Il est mou? Il pue? Il parle trop fort? Vous allez quand même devoir vous coltiner sa trombine tous les jours, et même collaborer avec lui. Petit manuel de survie pour ne pas se laisser polluer par un collègue avec qui ça ne passe pas.

Cas n°1: le colérique

Il peste contre son ordinateur, le jus de chaussette que sert la machine, et contre vous, très régulièrement. Le râleur, c’est le collègue le plus agaçant de tous selon un sondage Opinionway pour Monster.

Sachez pour commencer qu'il "s'en prend toujours au voisin le plus pacifique, le plus sans défense", explique Hamid Aguini, directeur du cabinet Relation & Performance. Vous pouvez par exemple lui dire, le ton bienveillant mais ferme: "Fred, tes sautes d’humeur me stressent, je peux pas travailler". En un mot "faites-vous respecter", conseille Alexandre Dubarry, conseiller en management et auteur de “Comment dire à mon collègue qu’il sent mauvais sous les bras”.

Cas n°2: celui qui vous savonne la planche

Il vous fait tout le temps des sourires, mais il prend un malin plaisir à mettre toute la boîte en copie quand vous avez mal géré un dossier. Il vous pique toutes vos idées. En plus, il est très bien coiffé. Bref, vous le détestez.

Là encore, "on marque son territoire", recommande Alexandre Dubarry. Quitte à aller au conflit, "c'est parfois constructif", estime le spécialiste. Si rien n'y fait, pour sauver les meubles, gardez-vous bien de lui transmettre la moindre information. Et quand il s’approprie votre travail en réunion, "vous pouvez reprendre la main de manière subtile, devant témoin, en disant 'quand je t’ai soufflé l’idée, je pensais faire de cette façon'”, propose l'auteur.

Cas n°3: le pot-de-colle

Rien que sa voix vous hérisse, mais lui veut devenir votre meilleur ami. Il vous envoie des SMS pour vous demander comment va votre chat. Vous partez déjeuner, il s’incruste. Voir son sourire béat au-dessus de votre gigot, ça vous coupe l’appétit.

Premier conseil: ne lui donnez pas prise sur votre vie personnelle. Passez vos coups de fil privés en privé, il ne pourra plus vous demander comment s’est passé la coloscopie dudit matou. Vous pouvez aussi en prendre votre parti: cette personne a en réalité surtout besoin d’affection, soulignent les experts. Et puis il y a un bon côté à cette situation: il fait votre promotion mieux qu’un affichage 4x3.

Il y a aussi l’impoli, celui qui sifflote, le graveleux. Pénible, certes, mais sachez que c’est bon pour votre travail. Une expérience menée par une université américaine a démontré qu’avoir un collègue qu’on déteste pousse à donner le meilleur de soi-même. Enfin une bonne raison de l’aimer, non?

Nina Godart