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Pas de repreneur pour l'usine Goodyear d'Amiens-Nord

Aucun repreneur ne s'est manifesté pour l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

Aucun repreneur ne s'est manifesté pour l'usine Goodyear d'Amiens Nord. - -

La direction Goodyear a annoncé, mardi 28 mai,qu'elle avait échoué à trouver un repreneur pour son usine d'Amiens-Nord, dans la Somme, avec pour conséquence la menace pesant sur 1.173 emplois.Le gouvernement a réagi en demandant "des mesures exemplaires d'accompagnement".

Après avoir rejeté le projet de Scop de la CGT, la direction de Goodyear a annoncé, mardi 28 mai, l'échec des tentatives destinées à trouver un repreneur de son usine d'Amiens-Nord. Ce qui devrait condamner le site à fermer, menaçant 1.173 emplois.Le groupe a indiqué en avoir informé le comité central d'entreprise (CCE).

Le gouvernement a réagi à cette annonce en déclarant vouloir "des mesures exemplaires d'accompagnement" de la part de la direction. Ces mesures doivent permettre "aux salariés qui sont licenciés de retrouver au plus vite un emploi", écrivent Arnaud Montebourg et Michel Sapin, dans un communiqué commun. "L’Etat s’engage également à être présent aux côtés des territoires et des salariés, en appui aux projets de ré-industrialisation qu’ils initieront pour la sauvegarde du plus grand nombre d’emplois", poursuivent-ils.

Goodyear a précisé que trois fabricants de pneumatiques, qui s'étaient manifestés dans un premier temps, n'avaient pas donné suite et que deux fonds d'investissement, sans expérience dans le secteur, avaient été écartés faute de garanties. Le groupe a ajouté par ailleurs que le projet de Scop (coopérative) formulé par la CGT ne représentait pas une "solution au problème des pertes récurrentes de l'activité".

Plusieurs mois de lutte

Cette annonce est peut-être le dernier épisode d'une saga qui dure depuis le mois de janvier dernier. La mobilisation des ouvriers pour conserver leurs emplois avait amené le gouvernement à se saisir du dossier. Ce qui avait donné lieu, notamment, à une passe d'armes entre Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, et Maurice Taylor, le PDG du groupe Titan, un temps pressenti comme le futur repreneur de l'usine.

Les affrontements entre une poignée d'ouvriers et les forces de l'ordre, en mars dernier, avaient également défrayé la chronique, divisant la majorité socialiste sur un projet d'amnistie sociale.

Y. D.