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Loi Travail:128.000 manifestants selon la police, 400.000 selon la CGT

Une nouvelle manifestation contre la Loi Travail a eu lieu jeudi 19 mai à Paris.

Une nouvelle manifestation contre la Loi Travail a eu lieu jeudi 19 mai à Paris. - Kenzo Tribouillard - AFP

"La nouvelle mobilisation contre le projet de loi Travail a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes dans toute la France, jeudi 19 mai. Une affluence en hausse par rapport à la précédente manifestation. "

Difficile de se faire une idée de l'ampleur de la manifestation contre la loi Travail, ce jeudi 19 mai, tant les données donnent une impression de grand écart. La mobilisation aurait en effet rassemblé 400.000 personnes un peu partout en France, selon le décompte de la CGT. Mais les autorités, elles, évoquent le chiffre de 128.000 manifestants. 

Une différence d'appréciation symbolisée par la capitale, où l'organisation syndicale a dénombré 100.000 participants, tandis que la police n'en a recensé que 14.000 au maximum.

Au cours de la manifestation parisienne, 21 personnes ont été interpellées, notamment pour port d'arme prohibé, selon la préfecture de police.

Le cortège syndical, parti de la place de la Nation peu avant 14h30 en direction de la place d'Italie, était devancé par un groupe de jeunes manifestants dénonçant "la loi du flashball", eux-mêmes précédés par un important cordon policier.

Mobilisation en hausse

La précédente mobilisation dans la rue mardi à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL et UNL, avait mobilisé 55.000 personnes dans la capitale selon la CGT, 12.000 selon la police. Dans l'ensemble du pays, les autorités avaient estimé le nombre de manifestants à 68.000, tandis que la confédération syndicale en avait dénombré 220.000. 

Une mobilisation en hausse, donc, qui semble aller à l'encontre des propos tenus par Manuel Valls. Soulignant "l'essoufflement" des manifestations, le Premier ministre avait appelé les organisations à "prendre leurs responsabilités" dans un climat de violence, en raison de l'infiltration systématique de "casseurs" dans les cortèges.

Mais pour les sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL) qui devaient se retrouver jeudi soir pour décider de la suite du mouvement, "le match n'est pas fini".

Y.D. avec AFP