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Les partenaires sociaux, acteurs majeurs de 2013

Le premier accord d'ampleur a été celui sur le marché du travail le 11 janvier dernier.

Le premier accord d'ampleur a été celui sur le marché du travail le 11 janvier dernier. - -

La réforme du temps de travail est entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Cette mesure est issue du premier des accords que les partenaires sociaux ont signé entre eux, en 2013.

La réforme du temps de travail est entrée en vigueur mercredi 1er janvier. La durée minimale des contrats à temps partiel sera désormais de 24 heures par semaine. En dessous, sauf certaines exceptions concernant les étudiants ou les intérimaires, il n'est plus possible de faire travailler un salarié.

C'est une des dispositions contenues dans l'accord sur la sécurisation de l'emploi, signé il y a un an. Plus globalement, 2013 aura été marquée par la signature de plusieurs textes majeurs.

Un premier accord "historique"

Tout a donc commencé, il y a presque un an. Le 11 janvier 2013, au terme de trois mois de négociations difficiles, patronat et syndicats aboutissent à un compromis. Une majorité d'organisations signe l’accord national interprofessionnel sur l’emploi.

Le gouvernement Hollande avait demandé aux partenaires sociaux un accord d'ampleur. Au final, le texte sera -sinon historique- tout du moins novateur. Il instaure, pour la première fois, un système de flexi-sécurité à la française: plus de souplesse pour l'employeur, notamment lorsque l'activité baisse et pour le salarié, un peu plus de garanties.

Prochaine étape: l'assurance-chômage

La CFDT est satisfaite. "C'est un accord ambitieux qui va permettre de lutter contre le chômage et qui doit être un soutien à l'emploi", déclare alors Patrick Pierron, secrétaire national du syndicat.

C'est également l'objectif ultime du gouvernement: inverser la courbe du chômage. Et pour cela, plusieurs outils et plusieurs accords ont été déployés et signés. Les syndicats jouent le jeu. La CGT a même donné son feu vert aux contrats de génération.

Dernier accord majeur, la formation professionnelle. Et pourtant le patronat est arrivé divisé, avec la CGPME face au Medef. Finalement, dans la nuit du 13 au 14 décembre un accord est signé mais, sans la CGPME.

Peu importe, le texte est à nouveau salué par le gouvernement, qui espère qu'il sera de bon augure pour les prochaines discussions sur l'assurance-chômage. Une négociation qui s'annonce d'ores et déjà périlleuse.

Isabelle Gollentz