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Lepaon (CGT): "La nation doit aider les entreprises qui en ont besoin"

Thierry Lepaon critique le pacte de responsabilité

Thierry Lepaon critique le pacte de responsabilité - -

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, porte un jugement sévère sur le pacte de responsabilité de François Hollande. Il estime que c'est un cadeau au Medef.

"C'est un cadeau au patronat". Thierry Lepaon, dans un entretien au Monde ce lundi 20 janvier, n'hésite pas à critiquer le pacte de responsabilité de François Hollande. "Il répond presque exclusivement aux revendications du Medef". Selon lui, le président a offert 230 milliards d'euros d'aides et d'exonérations "sans qu'on puisse en mesurer l'efficacité".

D'après Thierry Lepaon, "la nation doit aider les entreprises qui en ont besoin". Et il estime qu'aujourd'hui nous ne sommes plus dans une politique d'aides aux entreprises.

"Un bouleversement sans précédent"

Mais le secrétaire général de la CGT ne s'arrête pas là. "C'est la première fois dans notre histoire qu'un président de gauche touche au socle du financement de la protection sociale".

Selon lui, financer la politique familiale par le budget est "un bouleversement sans précédent sans aucune concertation et sans aucun débat". Thierry Lepaon estime que le fait qu'un président décide tout seul que la politique familiale n'est plus financée par le travail pourrait avoir des conséquences, "demain, cela pourrait être fait pour d'autres branches de la Sécurité sociale".

Augmentation des impôts

Et il estime qu'il sera impossible d'économiser 50 milliards d'euros dans les trois ans. "Forcément, il faut s'attendre à un résultat contraire à ce qu'il a annoncé, à savoir des augmentations d'impôts, de la TVA et de la contribution sociale généralisée parce qu'il faudra équilibrer le budget".

Concernant l'accord sur la formation, la CGT ne va pas combattre ce texte. "On va faire en sorte que les questions non réglées dans le cadre de l'accord soient débattues dans les branches et les entreprises". Pour cela, il y a deux points : l'abaissement du seuil sur l'obligation légale de financement et la formule consistant à donner aux salariés des droits individuels garantis collectivement.

D. L.