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LCL va supprimer plus de 1.500 postes

LCL va supprimer plus de 1.500 postes, majoritairement dans ses agences.

LCL va supprimer plus de 1.500 postes, majoritairement dans ses agences. - LOIC VENANCE - AFP

La banque, filiale du groupe Crédit Agricole, s'apprête à annoncer la suppression de près de 1.700 postes dans son réseau d'agences et ses services financiers, selon le site internet des Echos ce 9 mars.

LCL dégraisse. La banque filiale du Crédit agricole, va supprimer 1.658 postes dans son réseau d'agences et ses services de back-office, soit plus de 10% de ses effectifs, rapporte lundi le quotidien Les Echos sur son site internet.

Selon le journal, qui ne cite pas ses sources, la réduction des effectifs viserait principalement les personnels des agences: sur les près de 1.700 emplois visés, 1.370 postes seraient supprimés en agences à l'horizon 2018, soit près de 10% des effectifs de ces métiers. Dix agences devraient d'ailleurs disparaître d'ici cette date sur les 1.900 guichets que compte le groupe. 289 autres postes seraient supprimés côté "back-office", le service dédiés au contrôle des traders, d'ici fin 2015.

Des départ à la retraite non-remplacés plutôt que des licenciements

Ce plan de sauvegarde de l'emploi a été validé début janvier par le ministère du travail, explique le quotidien, mais il est contesté devant un tribunal administratif par deux organisations syndicales. La banque cherche à éviter les licenciements pour privilégier les départs à la retraite, ajoute le quotidien. Une option qui serait facilitée par la structure d'âge au sein de la banque.

En parallèle, la banque créerait 300 postes d'ici 2018 pour mettre en place des centres de relations clients qui prendraient le relais des plateformes d'assistance téléphonique. Ces postes seront ouverts au reclassement des salariés dont les postes ont été supprimés, et pourront également être pourvus par recrutement externe.

LCL a présenté en décembre 2013 un plan stratégique visant à réinventer son modèle pour faire face à la baisse de fréquentation de ses agences bancaires et au développement très rapide de ses services bancaires numériques, par internet ou par téléphone. 400 millions d'euros devaient être investis, la moitié pour la modernisation des outils et l'autre pour la formation des salariés. A l'époque, la presse évoquait des réductions d'effectifs via des départs naturels (retraite, démissions...) à hauteur de quelque 1.500 départs annuels entre 2014 et 2016, puis 1.250 en 2017 et 880 en 2018. 

N.G.