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Laurent Berger: la CFDT veut "faire pression" sur les députés pour les retraites

Laurent Berger a appelé à "arrêter de râler systématiquement", à propos de la réforme des retraites.

Laurent Berger a appelé à "arrêter de râler systématiquement", à propos de la réforme des retraites. - -

Le secrétaire général de la CFDT a défendu la position de l'organisation syndicale, souvent pointée du doigt pour son soutien au gouvernement dans le dossier des retraites.

Présenté ce mercredi 18 septembre en Conseil des ministres, le projet de loi sur les retraites n’a pas suscité de contestation massive, contrairement à 2010.

Une situation largement facilitée par la position de la CFDT qui a, dans l’ensemble, soutenu le texte gouvernemental. Ce qui n’a pas manqué d’en faire la cible des autres organisations, Medef et CGT en tête.

Dans un entretien au Parisien de ce mercredi 18 septembre, Laurent Berger, le secrétaire général de la confédération, se défend de toute complaisance. Jugeant la réforme "équilibrée", il appelle à "arrêter de râler systématiquement".

"J'en ai assez du syndicalisme de la désespérance"

"J'en ai assez du syndicalisme de la désespérance. Quand on obtient ce qu'on demande, on l'assume. Et l'on ne va pas chercher ailleurs des motifs d'insatisfaction", déclare-t-il, comme une réponse au patronat, mais aussi à l’aile gauche du syndicalisme.

"Nous nous sommes battus pour limiter la casse. On a ainsi obtenu que le calendrier de l'allongement de la durée (de cotisation, ndlr) ne soit pas appliqué en 2020, mais progressivement jusqu'en 2035", se justifie-t-il.

"L'augmentation de la CSG, voulue au départ par le gouvernement, qui était aussi une de nos lignes rouges, a été enterrée", se réjouit Laurent Berger, qui évoque également les mesures prévues sur la pénibilité.

Seul point noir, selon lui: le report de six mois de la revalorisation des pensions de retraite. Celui-ci devrait être appliqué aux retraités qui touchent de petites pensions, ce que veut éviter la CFDT. Pas entendu par le gouvernement sur ce point, il annonce que son syndicat va "faire pression auprès des députés".

Y. D.