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La Redoute sonne-t-elle le glas?

L'existence de La Redoute est menacée.

L'existence de La Redoute est menacée. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les syndicats ont jusqu'à ce lundi 24 mars, 19 heures, pour signer le protocole d'accord de reprise de La Redoute, sinon l'offre sera retirée. Ce matin, "plusieurs centaines" de salariés ont voté contre.

C'était le dernier espoir pour La Redoute. Les syndicats ont jusqu'à ce lundi 24 mars 19 heures pour accepter le protocole d'accord, sinon Kering menace d'arrêter de financer les pertes du groupe de vente à distance, et les futurs repreneurs, Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, de retirer leur offre.

Mais ce lundi matin, "plusieurs centaines" de salariés de La Redoute, selon la CGT, ont à nouveau voté à Wattrelos (Nord) contre le protocole d'accord de la direction sur le plan social tandis que la CFDT réfléchissait à la position à adopter.

La CGT ne ratifiera pas l'accord

La CFE-CGC, qui a annoncé la semaine dernière qu'elle parapherait le texte, a appelé lundi matin dans un communiqué à la signature de l'accord, faute de quoi "le président du tribunal de commerce (constatera) l'insolvabilité de l'entreprise", ce qui mènerait selon elle au dépôt de bilan ou à la liquidation.

Mais sa seule signature ne suffit pas. La CGT a répété qu'elle ne ratifierait pas l'accord en l'état, le jugeant insuffisant. La CFDT, premier syndicat de La Redoute, devait s'exprimer lundi à 15H30 à Lille sur la signature, ou non, de cet accord, alors que sa base y reste opposée.

"Le constat, c'est que Kering ne veut pas mettre plus d'argent" sur la table pour financer les mesures sociales", a déclaré le délégué CFDT Jean-Claude Blanquart, expliquant que la CFDT a obtenu "ce weekend des avancées", notamment sur la fiducie devant garantir l'avenir des salariés.

"On est dans un dilemme", a-t-il ajouté, "pas fier" d'avoir le sort de l'entreprise entre les mains.

Diane Lacaze avec AFP