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Interview BFM Business: "Il ne faut pas euthanasier les investisseurs"

"Avec deux points et demi de PIB de plus, on a une France extrêmement compétitive"

"Avec deux points et demi de PIB de plus, on a une France extrêmement compétitive" - -

Le numéro un du capital-investissement en France, PAI Partners, rappelle que la croissance repose sur les entreprises. Pour Lionel Zinsou, président du conseil d'administration, il donc favoriser l’investissement, et non "l’euthanasier".

"L'investissement doit être rémunéré", assène Lionel Zinsou, président du conseil d'administration de PAI Partners, l'un des plus gros fonds d'investissement en Europe, invité ce 8 octobre sur BFM Business. "Gêner les investissements, cela veut dire réduire la compétitivité, réduire les exportations, réduire la production, réduire l’emploi et faire une croissance négative".

Ce qu’il entend par "gêner les investissements"? L’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. Car si le gouvernement a fait "marche arrière" concernant la création d’entreprise, sous les pressions des "Pigeons", ce n'est pas encore gagné pour les investisseurs comme PAI Partners, premier investisseur en capital en France.

"Il faut prendre en compte la dimension particulière du risque d’entreprise. L’investissement doit être rémunéré car on prend des risques exceptionnels et l’économie française a vraiment besoin que les entreprises les prennent", explique-t-il.

"Si ce que monsieur Gallois recommande c’est de faire de la qualité, il va falloir faire plus d’investissement, car aujourd’hui on est encore 10% en retrait sur l’investissement d’avant-crise. Donc l’effort d’investissement se finance avec des capitaux, qu'il faut rémunérer", poursuit le président du conseil d'administration.

Pour Lionel Zinsou, le projet de loi de Finances, en l’état, consiste à dire aux investisseurs: "vous n’aurez pas le fruit de vos investissements, on vous confisque une partie considérable". Selon lui, cela aura pour conséquence grave de freiner le dynamisme de la création d’entreprises en France. Mais, petite lueur d’espoir, "cet effet pervers est en train d’être corrigé. Il y a une concertation en cours"...

Diane Lacaze