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Hôpitaux: quatre syndicats appellent à une grève nationale le 11 juin

Les fédérations santé des syndicats CGT, FO, SUD et CFE-CGC ont appelé à une journée de mobilisation et de grève nationale le 11 juin.

Les fédérations santé des syndicats CGT, FO, SUD et CFE-CGC ont appelé à une journée de mobilisation et de grève nationale le 11 juin. - Valéry Hache-AFP

Les fédérations santé des syndicats CGT, FO, SUD et CFE-CGC ont appelé mercredi à "une journée de mobilisation et de grève nationale le 11 juin" pour "élever le rapport de force" face au gouvernement pour obtenir une hausse des effectifs et des salaires.

Quatre organisations syndicales de la santé publique appellent à une "journée de mobilisation" et de grève nationale dans les hôpitaux le 11 juin. Cette mobilisation doit notamment permettre "aux services et syndicats en grève de venir porter leurs revendications devant le ministère de la Santé à Paris", ajoutent ces syndicats (CGT, FO, SUd et CFE-CGC).

Ceux-ci ont déjà organisé un rassemblement hier mardi 28 mai devant le ministère de la Santé, où une délégation a été reçue par la direction générale de l'offre de soins, précisent-ils.

Ces organisations syndicales ont "exigé l'ouverture de négociation sur les services d'urgences", mais aussi plus largement sur "l'augmentation des effectifs (et) des salaires" et "l'abandon des projets de loi" sur la santé et la fonction publique.

65 services d'urgence touchés par la grève

"Nous attendons une réponse dans un délai de 48 heures", indiquent-elles, tout en appelant "d'ores et déjà sans attendre (cette) hypothétique réponse" à "élev(er) le rapport de force pour faire gagner les revendications des salariés".

La date du mardi 11 juin s'ajoute donc à celle du jeudi 6 juin, choisie par le collectif Inter-Urgences, qui prévoit également une manifestation en direction du ministère.

Selon ce collectif, 65 services d'urgences sont touchés par un mouvement de grève pour l'arrêt des fermetures de lits, une hausse des rémunérations de 300 euros net et une augmentation des effectifs.

Frédéric Bergé avec AFP