BFM Business

Gattaz: "Pour moi, le sigle CGT est égal à chômage"

Pierre Gattaz n'épargne guère le leader de la CGT, Philippe Martinez

Pierre Gattaz n'épargne guère le leader de la CGT, Philippe Martinez - Éric Piermont - AFP

"Le président du Medef tacle violemment le syndicat à l'origine du mouvement de grève que connaît la France dans une interview au Monde. Il dénonce "des voyous, des terroristes"."

La semaine dernière, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez déplorait que le gouvernement et le patronat distillent "un climat de haine". Les propos de Pierre Gattaz rapportés ce lundi 30 mai par le journal Le Monde risquent bien de l'agacer davantage.

Dans une interview au journal du soir, le président du Medef s'en prend violemment à la CGT. Pour lui, le syndicat est "à la dérive, se radicalise, se politise". "Pour moi le sigle CGT est égal à chômage", assène-t-il. Et Pierre Gattaz de pester contre les mouvements de grève et les blocages initiés par la CGT. "Le pays n’a pas besoin de cela. Ces blocages, qui sont la plupart du temps illégaux, vont créer du chômage. C’est pourquoi nous demandons le retour de l’État de droit" affirme-t-il. 

Ne pas toucher à l'article 2 de la loi Travail

"Faire respecter l’État de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes, ne bloquent pas tout le pays. (…) Quand le syndicat du livre-CGT empêche la parution de quotidiens au motif que ceux-ci ont refusé de publier le tract de monsieur Martinez, il me semble que l’on est dans une dictature stalinienne", ajoute-t-il.

Au passage, Pierre Gattaz en profite pour donner une nouvelle mise en garde au gouvernement, notamment au sujet du fameux article 2 du projet de loi Travail qui concentre les craintes des syndicats demandant le retrait du texte. "Il ne faut surtout pas toucher à cet article 2: c’est la seule disposition intéressante qui subsiste après les réécritures successives du texte. S’il disparaissait, nous demanderions le retrait du projet de loi', demande-t-il.

J.M.