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François Hollande: l'inversion de la courbe du chômage "est bien amorcée"

François Hollande a immédiatement tenu à dédramatiser la situation, après les mauvais chiffres du chômage de novembre.

François Hollande a immédiatement tenu à dédramatiser la situation, après les mauvais chiffres du chômage de novembre. - -

Malgré les mauvais chiffres du mois de novembre, le chef de l'Etat s'est voulu optimiste. Peu avant, Michel Sapin avait affirmé que l'inversion de la courbe du chômage était "engagée au quatrième trimestre". Toutes les réactions.

Alors que le chômage est reparti à la hausse au mois de novembre, François Hollande a immédiatement tenu à dédramatiser la situation, ce jeudi 26 décembre, via un communiqué de l'Elysée.

"L'inversion de la courbe du chômage, sur laquelle je me suis engagé, est bien amorcée", a ainsi affirmé le président de la République. "Les chiffres du chômage pour le mois de novembre (+17.800) viennent atténuer ceux du mois d'octobre (-20.500), mais ils ne modifient pas la tendance", a-t-il estimé, ajoutant que "la diminution durable du chômage (était) désormais à notre portée".

En effet, explique François Hollande, "l'évolution des demandeurs d'emplois sans aucune activité est passée de +30.000 par mois au premier trimestre 2013, à +18.000 par mois au deuxième, puis à +5.500 par mois au troisième trimestre". "Et sur les deux derniers mois, c'est une baisse moyenne de 1.350 du nombre des inscrits qui est enregistrée", ajoute-t-il.

Sapin: le mois de décembre "important pour confirmer"

Quelques instants plus tôt, Michel Sapin avait également fait part de son optimisme. Pour le ministre du Travail, "l'inversion de la courbe du chômage est engagée au quatrième trimestre". Mais précise que "le mois de décembre sera important pour confirmer".

L'opposition réagit

Bien entendu, les adversaires politiques de François Hollande n'ont pas tardé à réagir. A commencer par le chef de l'opposition, Jean-François Copé: "je demande à François Hollande de s'adresser aux Français pour prendre acte de son échec et annoncer immédiatement un changement de politique économique", a écrit le président de l'UMP dans un communiqué.

Selon lui, "la multiplication des contrats aidés et des radiations n'aura pas suffi à masquer l'implacable réalité: le nombre de chômeurs n'a jamais été aussi élevé dans notre pays".

"Ce soir le piège se referme un peu plus sur François Hollande qui est en passe de perdre son grand pari politique", a pour sa part affirmé François Fillon. "Cet échec prévisible est le résultat d'une mauvaise stratégie économique. Aucune décision forte n'est intervenue pour se donner véritablement les moyens de cette inversion. Alors que le gouvernement aurait du accélérer sur l'investissement, sur la compétitivité et le désendettement, la France est redevenue championne d'Europe des impôts. Le premier tiers du quinquennat de François Hollande n'a été que du temps perdu pour l'économie française face à l'urgence du redressement national"

Pour Florian Philippot, le vice-président du FN, le chef de l'Etat "a complètement raté son pari de l’inversion de la courbe du chômage alors qu’il a essayé d’acheter très artificiellement –à coup de dette et d’emplois aidés extrêmement couteux pour les finances publiques- cette baisse du chômage".

Jean-Luc Mélenchon n'a pas manqué, lui non plus, d'égratigner le chef de l'Etat sur son compte Twitter.

1025 chômeurs de + par jour depuis ton élection.Allez François, fais-nous une blague ! Dis-nous que c'est moins mauvais que si c'était pire.
— Jean-Luc Mélenchon ! (@JLMelenchon) 26 Décembre 2013
Y. D.