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François Asselin devient le nouveau président de la CGPME

François Asselin, patron d'une entreprise familiale de charpente, menuiserie, ébénisterie, ferronnerie d'art , a été élu président de la CGPME.

François Asselin, patron d'une entreprise familiale de charpente, menuiserie, ébénisterie, ferronnerie d'art , a été élu président de la CGPME. - ERIC PIERMONT - AFP

L'organisation patronale des petites et moyennes entreprises a élu mercredi soir à sa tête le chef d'entreprises François Asselin.

Un nouvel acteur pour défendre les petits patrons. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises a élu mercredi 21 janvier l'entrepreneur François Asselin à sa présidence, en remplacement de Jean-François Roubaud, qui était à la tête de l'organisation patronale depuis 2002, a annoncé la CGPME. François Asselin, seul candidat en lice, a été "élu président de la CGPME avec 97% des suffrages exprimés" avec un "taux de participation de 72%", a précisé la confédération patronale dans un communiqué.

Agé de 50 ans, c'est un membre de longue date de la CGPME. Il a rejoint son comité exécutif en 2011 et, la même année, est devenu président de la CGPME Poitou-Charentes. Cet entrepreneur du bâtiment au franc parler a repris l'entreprise familiale de charpente, menuiserie, ébénisterie, ferronnerie d'art (140 salariés) en 1993 dans les Deux-Sèvres. Il succède à Jean-François Roubaud, 70 ans, qui présidait depuis 2002 cette organisation comptant 600.000 adhérents et revendiquant la représentation de 1,6 million d'entreprises de moins de 250 salariés. 

Un contrat de travail dédié aux PME

Evoquant dans un discours prononcé mercredi soir sa campagne électorale et les nombreux entrepreneurs rencontrés, les uns se plaignant de "règles administratives ubuesques", d'autres de "la complexité des règles sociales" il a dit avoir constaté qu'ils avaient "tous en commun une même aversion pour les changements incessants et imprévisibles des règles qui leur sont applicables". "Lors de ma première rencontre avec le Premier ministre je lui demanderai donc de me confier une mission pour lui faire des propositions précises dans ce domaines", a-t-il annoncé.

Il a aussi rappelé une suggestion qui avait été faite par son prédécesseur de mettre en place "un contrat de croissance pour lever les réticences des chefs d'entreprise en capacité d'embaucher". Un tel contrat comporterait une clause établie "d'un commun accord" fixant un objectif à atteindre par l'entreprise en trois ans qui, s'il n'est pas atteint, pourrait conduire à la rupture du contrat, explique la CGPME.

François Asselin a également, dans son discours de voeux pour 2015, fait allusion à la négociation actuelle pour la modernisation du dialogue social et à l'opposition de la CGPME à la création suggérée par le Medef de comités extérieurs "non intrusifs" pour le dialogue social dans les très petites entreprises.

"J'aimerais bien que l'on m'explique en quoi s'immiscer dans la relation directe entre le chef d'entreprise et ses trois salariés va améliorer le dialogue social et contribuer à créer des emplois !", s'est-il exclamé.

N.G. avec AFP