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Emploi : ces secteurs qui embauchent

La métallurgie a besoin de recruter 100 000

La métallurgie a besoin de recruter 100 000 - -

Les entreprises prévoient 1,6 million d’embauches pour 2012, 4,3% de plus qu’en 2011. Pourtant les employeurs de certains secteurs disent avoir des difficultés à embaucher. Zoom sur les secteurs qui recrutent.

Cette année, les entreprises françaises prévoient plus d'1,6 million d’embauches, 4,3% de plus que l'an dernier. Mais les employeurs font pourtant part de difficultés à recruter dans 43% des cas (5 points de plus par rapport à 2011). Au total, 684 600 emplois potentiels pourraient être concernés par ces difficultés. Au top 15 des métiers les plus recherchés, arrivent en tête des emplois pour la plupart à faible niveau de qualification tels que les serveurs, les aides à domicile ou les cueilleurs dans l'agriculture.

La SNCF prévoit 10 000 embauches en 2012

En tête des grandes entreprises qui embauchent, on trouve MacDonald's avec plus de 40 000 postes cette année, et Quick, qui en propose 12 000. La restauration rapide recrute, et pas seulement pour confectionner des hamburgers : des postes de cadre de manager en CDI sont proposés. Sur le podium également, la SNCF : 10 000 embauches pour 2012. Vinci et Bouygues ont aussi besoin de main d'œuvre dans la construction.

Métallurgie : « Départs à la retraite assez massifs »

Du côté des secteurs aux entreprises plus petites, on trouve l’agroalimentaire qui prévoit de recruter 6 000 personnes en 2012. Surprise dans la métallurgie : malgré les grands plans sociaux, le secteur a besoin de recruter 100 000 personnes par an. La raison, de nombreux départs à la retraite comme l’explique Françoise Diard, qui a piloté une étude sur les perspectives de recrutement dans le secteur. « Dans la métallurgie, la pyramide des âges est relativement élevée donc on va avoir des départs à la retraite assez massifs, ce ne sont pas des emplois qu’on surprime. Si on prend l’exemple du chaudronnier, pour faire une coque de bateau, pour faire une aile d’avion, on a besoin de personnes, explique-t-elle. On pourrait aussi parler des métiers de la forge et de la fonderie qu’on estime être disparus, et ils ne le sont pas du tout. On a toujours une image un peu terne de la métallurgie, le caractère "Zola" ressort souvent ».

« On souhaite investir dans la durée »

Et puis un domaine très peu connu, le commerce entre entreprises, ce qu'on appelle "B to B". 100 000 postes chaque année, et pas que des personnes ultra qualifiées, mais aussi des CDI disponible après deux ans d'étude. Pourtant, les 120 000 entreprises du secteur peinent à recruter. « C’est dû à la taille de nos entreprises qui sont dans des zones d’activité industrielle qu’on ne trouve pas en se promenant dans les rues en centre-ville, explique Hugues Pouzin, secrétaire général de la Confédération française du commerce inter-entreprises. C’est toute l’activité qui ne se voit pas trop mais qui fait marcher la France. Le boulot c’est d’être l’interface entre un fabricant et un acheteur professionnel qui peut être un garagiste, un électricien, un restaurateur ou un gérant de collectivité. On commence au niveau du bac pro, ensuite les diplômes phares chez nous sont les BTS. On souhaite investir dans la durée, ce ne sont pas des CDD que nous proposons ».

La Rédaction, avec Thomas Chupin