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Ecotaxe: quel avenir pour les salariés d'Ecomouv'?

Ecomouv', société en charge de la collecte de l'écotaxe, emploie 210 personnes.

Ecomouv', société en charge de la collecte de l'écotaxe, emploie 210 personnes. - Thomas Samson - AFP

La résiliation du contrat entre l'Etat et la société chargée de la collecte de l'écotaxe plonge dans l'inconnu 210 employés. Si l'Etat a promis d'agir, aucune solution n'est encore mise sur la table.

La résiliation du contrat entre l'Etat et Ecomouv' n'est pas qu'une question d'argent. Si l'exécutif tente par tous les moyens de réduire une facture qui pourrait dépasser le milliard d'euros, il va également devoir composer avec l'avenir des salariés de la société.

Ecomouv' emploie, en effet, 210 salariés dont 160 sont basés à Metz, en Lorraine,et 50 à Paris.

Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports a assuré vendredi que le gouvernement tendra la main aux employés de la société. Ainsi l'exécutif fera "tous les efforts pour aboutir à un reclassement" des 210 salariés de la société Ecomouv', a-t-il affirmé sur RTL.

Un calendrier de travail

"On va aider les salariés de la société et les élus de l'agglomération de Metz qui sont concernés, on va être à leurs côtés pour essayer de trouver toutes les solutions possibles, c'est ça notre engagement", a-t-il ajouté.

Des "paroles théoriques" pour Olivier Kamiri, délégué CGT chez Ecomouv' qui estime que l'Etat "a une responsabilité sociale" en tant qu'unique client de l'entreprise.

"Nous voulons des engagements forts à commencer par des propositions de reclassement concrètes", ajoute-t-il. Un calendrier de travail avec l'Etat a été mis en place pour fixer des réunions avec les représentants des salariés et aborder ce sujet, selon le syndicaliste. La prochaine réunion doit avoir lieu "courant novembre", la date précise n'est pas encore fixée.

"L'économie circulaire", comme solution?

Toute la question va être de savoir quelles offres proposer aux salariés. La cinquantaine d'employés basée à Paris est surtout composée d'ingénieurs et de cadres. Les employés à Metz sont en grande majorité trilingues et ont été formés aux questions législatives liées aux transports.

Le 19 octobre dernier, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal avait affirmé sur BFMTV qu'il "faudrait trouver des solutions" pour les salariés d'Ecomouv'. Elle évoquait alors "le domaine de l'économie circulaire" où il serait possible, selon elle, de créer 500.000 emplois.

"Si nous investissons dans ces filières innovantes, je pense nous pourrons trouver des solutions pour les salariés de Metz et je m'y impliquerai personnellement avec la région", déclarait-elle, sans donner davantage de précision.

Autre interrogation: l'avenir des 130 douaniers basés à Metz et affectés à la collecte de l'écotaxe. Sur ce dernier point, le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert, a promis, lundi, qu'un "service à caractère national et pérenne" leur serait attribué. Il affirmait ainsi avoir "des pistes" au niveau de la direction des douanes, quoique "pas complètement satisfaisantes" pour maintenir le nombre de postes en place. Il assurait également qu'il n'y aurait pas de mutations forcées et que les douaniers souhaitant quitter Metz "auront des priorités par ailleurs".

Julien Marion