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Alcatel-Lucent : Ayrault réclame des négociations

Jean-Marc Ayrault reste vigilant sur Alcatel-Lucent

Jean-Marc Ayrault reste vigilant sur Alcatel-Lucent - -

Alors qu'Alcatel-Lucent veut supprimer 900 emplois en France, le Premier ministre a, une nouvelle fois ce 9 octobre, demandé au groupe d'engager des négociations. "S'il n'y a pas d'accord majoritaire, le plan social ne sera pas agréé" a déclaré Jean-Marc Ayrault.

Le gouvernement continue de se mobilier sur le dossier Alcatel-Lucent. Jean-Marc Ayrault a déclaré, ce mercredi 9 octobre sur Europe 1, qu'il voulait une "négociation" chez Alcatel-Lucent, pour "sauver le maximum d'emplois". Immédiatement, le titre de l'équipementier télécoms perdait plus de 5% à la Bourse de Paris.

"S'il n'y a pas d'accord majoritaire, le plan social ne sera pas agréé puisque maintenant la loi donne à l'Etat la responsabilité de le faire", a-t-il ajouté.Selon la loi sur la sécurisation de l'emploi promulguée en juin dernier, l'administration dispose de quinze jours pour valider un accord collectif majoritaire négociée entre la direction d'une entreprise et les syndicats.

"Il ne s'agit pas de venir au secours, il s'agit de demander aux responsables de cette entreprise de revoir leur plan, de consolider la stratégie de redressement économique, de faire en sorte que les salariés ne soient pas les seules variables d'ajustement sinon ça devient insupportable", a souligné Jean-Marc Ayrault.

La veille, il avait déjà affirmé qu'il souhaitait que "la stratégie soit clarifiée et que toutes les mesures qui permettront d'assurer l'avenir de ce groupe et aussi le maximum d'emplois et de sites soient également traitées".

Réduire l'ampleur des suppressions d'emplois

Mardi 8 octobre, Arnaud Montebourg et François Hollande s'étaient montrés plus offensifs. "Nous avons reçu le président d'Alcatel, nous lui avons dit que la première des choses était que le plan social qui fait payer à la France de façon excessive le tribut, la cotisation à la restructuration mondiale d'Alcatel, est excessif", avait déclaré le ministre du Redressement productif, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

En déplacement à Saint-Etienne, François Hollande avait, lui, lancé: "dans le cadre des décisions qui seront prises dans le plan social, il faudra voir comment on peut réduire autant qu'il est possible (...) l'ampleur des suppressions d'emplois".

Le groupe franco-américain a confirmé son intention de réduire ses effectifs mondiaux de 10.000 postes, dont environ 900 en France, dans le cadre d'un plan visant à économiser un milliard d'euros d'ici à 2015.

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Diane Lacaze