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Emploi des jeunes: le dispositif produit ses effets

Elisabeth Borne, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. (image d'illustration)

Elisabeth Borne, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. (image d'illustration) - Eric Feferberg - AFP

Deux mois et demi après sa mise en place, le plan Jeunes tient en grande partie ses promesses, selon un premier bilan dévoilé par le Figaro.

En juillet, face à la crise, le gouvernement avait mis 6,7 milliards d'euros sur la table pour soutenir les 750.000 jeunes sur le point d'arriver sur le marché du travail. Deux mois et demi plus tard, selon un premier bilan dévoilé par le Figaro, le plan Jeunes tient en grande partie ses promesses.

Les employeurs se saisissent des dispositifs mis en place. A commencer par la prime de 4000 euros pour l'embauche d'un jeune en CDI ou en CDD de plus de trois mois qui rencontre un franc succès.

Depuis le début de l'année, les entreprises ont recruté près de 700.000 jeunes. Soit 15.000 contrats de plus signés par semaine par rapport à l'année dernière.

Aides à l'apprentissage plébiscitées

Les aides à l'apprentissage sont aussi plébicitées par les employeurs. Depuis cet été, le gouvernement offre jusqu'à 8000 euros pour le recrutement d'un apprenti. Un dispositif qui a permis la signature de 79.000 contrats en deux mois.

Des chiffres qui rendent optimiste le ministère du travail qui espère désormais finir l'année avec autant d'apprentis qu'en 2019, année record en la matière.

"Ne laisser aucun jeune sur le bord de la route", la priorité affichée par l'executif semble donc produire de premiers résultats...

"On peut affirmer que ce plan a déjà fortement amorti les difficultés d’entrée sur le marché du travail des jeunes", commente la ministre Elisabeth Borne au Figaro. L'objectif de 750.000 jeunes sera-t-il atteint?

L'objectif sera "probablement" atteint

"Probablement plus car notre plan ne se limite pas aux seuls entrants sur le marché du travail mais également à tous ceux en difficulté qui y étaient déjà. Et les premières remontées le laissent espérer", répond la ministre.

Pour autant, Elisabeth Borne n'exclut pas d'aller encore plus loin. Une clause de revoyure est prévue à la fin de l'année pour certains dispositifs, comme pour les contrats aidés dans le privé qui peinent à décoller.

D'autant plus que le reconfinement pourrait ralentir cette bonne tendance. "Le reconfinement complique en effet les choses mais on n’est plus dans la situation du printemps: les centres de formation des apprentis, les missions locales et les agences de Pôle emploi sont ouverts, l’activité n’est pas à l’arrêt, il y a partout des protocoles sanitaires qui garantissent la sécurité des salariés et on voit bien que les conséquences économiques de cette deuxième vague seront plus limitées qu’en avril. Surtout, il y a des secteurs qui se portent bien et recrutent. Il faut le dire", assure Elisabeth Borne.

Raphaël Couderc et Olivier Chicheportiche