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Un tiers des emplois menacés par les robots au Royaume-Uni

10 millions d'emplois au Royaume-Uni pour être remplacés par des machines, des ordinateurs ou des robots

10 millions d'emplois au Royaume-Uni pour être remplacés par des machines, des ordinateurs ou des robots - Gérard Julien - AFP

Environ 35% des postes existants actuellement au Royaume-Uni risquent d'être remplacés par des robots ou des machines, selon une étude du cabinet Deloitte. Ce qui représente pas moins de 10 millions d'emplois.

Le progrès technologique est aussi synonyme d'emploi supprimés. C'est en somme la conclusion de l'étude du cabinet Deloitte et de l'Université d'Oxford, publiée lundi 10 novembre.

Plus d'un tiers des emplois existants au Royaume-Uni auraient ainsi "un risque élevé" d'être remplacés par des robots, des ordinateurs et des machines, expliquent ainsi les auteurs de cette étude. Ce qui, selon les calculs du Daily Telegraph, représente environ 10 millions de postes. Le chiffre est toutefois un peu moins élevé dans la capitale londonienne (30%).

Les bas salaires davantage touchés

Sans trop de surprise, ce sont avant tout les emplois peu qualifiés qui sont davantage menacés. L'étude cite notamment les fonctions administratives, les métiers dans le transport, ou la construction.

En termes de salaires les postes dont la rémunération est inférieure à 30.000 livres, soit environ 38.000 euros, ont cinq fois plus de chances d'être remplacés par des machines que ceux dont la paie dépasse 100.000 livres (127.000 euros).

40% des emplois de l'économie britanniques auraient, à l'inverse, très peu de chances d'être remplacés par des machines. Ces emplois qualifiés concernent notamment les enseignants, les métiers liés à la justice, aux services financiers ou dans la culture.

"Des difficultés et des opportunités"

"Les avancées technologiques vont créer un changement majeur dans le marché de l'emploi britannique dans les décennies à venir avec à la fois des difficultés et des opportunités", conclut Angus Knowles-Cutler, de Deloitte.

"La probable perte d'emplois à bas salaires est un vrai problème et les nouvelles compétences dont les employeurs auront besoin dans le futur méritent une attention particulière", ajoute-t-il.

En parallèle de cette enquête, un sondage mené par Deloitte montre que 84% des entreprises londoniennes estiment que leurs employés vont avoir besoin de renouveler leurs compétences dans les 10 prochaines années, notamment sur le digital. Selon ce même sondage, 73% de ces entreprises comptent augmenter leur main d'œuvre dans les cinq prochaines années.

Une précédente étude du cabinet Roland Berger pour le Journal de Dimanche, publiée le 26 octobre dernier, soulignait déjà que 20% des tâches seront automatisées d'ici à 2025, détruisant ainsi 3 millions d'emplois.

Julien Marion