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Les hôtels parisiens ont perdu 70% de leur chiffre d’affaires depuis le début de la grève

Didier Chenet, le président du Synhorcat.

Didier Chenet, le président du Synhorcat. - BFMTV

Didier Chenet, président du Synhorcat, le syndicat des hôteliers restaurateurs français, a expliqué ce mardi sur BFMTV que l’impact de la grève sur l’activité des hôtels et restaurant était déjà palpable et lourd.

Après les magasins de jouets, au tour des hôtels-restaurants français de déplorer des recettes en baisse à cause de la grève contre la réforme des retraites. "L’impact est extrêmement lourd, il est déjà là", s’est ainsi alarmé Didier Chenet, le président du Synhorcat, le syndicat des hôtels-restaurant français, ce mardi sur BFMTV.

"Jeudi, tout s’est arrêté, on a eu l’impression que les clients n’existaient plus. On est, en termes d’activité, exactement au même niveau que le cœur de 1995. Ça a démarré d’un seul coup parce que tout a été anticipé par les entreprises et par les salariés", explique le représentant des hôteliers et restaurateurs.

"À Paris, jeudi, on a fait 30% de chiffre d’affaires en moins, le week-end, on en était à -50%, et aujourd’hui, nous en sommes à -70% de chiffre d’affaires à Paris! Et les autres capitales régionales sont aussi touchées, mais moins qu’à Paris", a regretté le président du syndicat des hôteliers.

En cause: des annulations massives. "Notamment des annulations de réservations de groupe, parce que c’est la période : il y a des déjeuners, des dîners d’entreprises organisés en fin d’année", précise Didier Chenet.

Du côté des hôtels, les réservations ont chuté de 30% et les annulations ont augmenté de 50% par rapport à l’année dernière. "Alors que déjà, les chiffres n’étaient pas bons à cause des gilets jaunes", rappelle le dirigeant du Synhorcat.

Et au-delà de la seule baisse de fréquentation, les hôtels et restaurants connaissent des difficultés à faire venir travailler leurs salariés, comme toutes les entreprises alors que les transports en communs sont fortement perturbés. "On s’organise, on va se chercher entre nous, mais ce sont des charges supplémentaires pour les entreprises", pointe encore Didier Chenet.

Nina Godart