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Les armateurs français veulent réduire les émissions de gaz à effet de serre

Le transport maritime représente 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon l'Institut supérieur d'économie maritime (Isemar)

Le transport maritime représente 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon l'Institut supérieur d'économie maritime (Isemar) - Pixabey creative commons

Ils demandent une décision internationale pour imposer la réduction de la vitesse des transporteurs de marchandises, gros émetteurs de gaz à effet de serre.

Les Armateurs de France en appellent à l’Organisation maritime internationale pour imposer une règle: limiter la vitesse des transporteurs de marchandise. Avec en ligne de mire, la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, comme le veut l’OMI.

Un noeud en moins, 15% de réduction de CO2

L’association vise notamment les tankers et les transporteurs de matières premières en vrac comme le charbon, le minerai de fer ou les céréales. "En réduisant la vitesse d'un noeud, les émissions de CO2 peuvent diminuer de 15% à 20% dans le secteur du vrac", estime-t-elle. Elle est soutenue par les Japonais et les Grecs, indique Philippe Louis-Dreyfus, président du conseil de surveillance de Louis Dreyfus Armateurs.

Prochaine étape : la réunion du Comité de Protection de milieu marin à l’OMI, en mars 2020. Seront notamment pensées d’autres solutions pour réduire l’empreinte écologique, comme des carburants marins alternatifs ou l’utilisation de voiles.

Plus pollueur que le transport aérien

Le transport maritime représente 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon l'Institut supérieur d'économie maritime (Isemar), soit davantage que le transport aérien.

Fanny Guyomard avec AFP