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Macron veut réformer le Conseil économique et social dont "l'intention fondatrice s'est un peu perdue"

Le chef de l'État veut faire du Cese "la grande instance consultative"

Le chef de l'État veut faire du Cese "la grande instance consultative" - Eric FEFERBERG / POOL / AFP

Le chef de l'État veut revoir les règles du Conseil économique, social et environnemental pour en faire la "grande instance consultative qui fait aujourd'hui défaut".

Le président de la République s'est présenté ce lundi à Versailles devant le Congrès composé des deux chambres du Parlement. Parmi ses annonces, le chef de l'État a notamment promis une réforme du Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour qu'il redevienne un "trait d'union" entre la société civile et les instances politiques.

Le locataire de l'Élysée a précisé par ailleurs que le nombre de ses membres serait réduit "d'un tiers" et ses règles de représentativité revues "de fond en comble" pour faire de cette assemblée "la grande instance consultative qui fait aujourd'hui défaut" à l'État. 

"La Chambre du futur"

Pour le président, le Cese est de ces "institutions de la République que le temps a figées dans les situations acquises quand le sens véritable de leur mission eût été d'incarner le mouvement vivant de la société française".

"Sa mission était de créer entre la société civile et les instances politiques un trait d'union, fait de dialogue constructif et de propositions suivies d'effets. Cette intention fondatrice s'est un peu perdue", a-t-il déclaré avant de souhaiter que le Cese devienne "la Chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la nation"

Actuellement, le Cese comprend 233 membres représentant la société civile, désignés pour un mandat de 5 ans. Il se réunit deux fois par mois en assemblée plénière pour voter les avis présentés par ses différentes sections. 

P.L avec AFP