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Intempéries: Le Foll annonce un plan de soutien aux céréaliers

La récolte 2015, considérée comme exceptionnelle, avait atteint les 41 millions de tonnes.

La récolte 2015, considérée comme exceptionnelle, avait atteint les 41 millions de tonnes. - Flickr cc - OpiTwitt

La récolte de blé annuelle devrait baisser de 25% en 2016 en raison des intempéries, selon la FNSEA. La gouvernement a annoncé des mesures fiscales et la création d'un fonds de garantie.

"La situation est d'une très grande gravité, c'est du jamais vu". Philippe Pinta, président du syndicat Orama, branche "grandes cultures" de la FNSEA, s'est inquiété ce mercredi des dommages subis par les cultures en raison des intempéries du printemps. Selon la FNSEA, principal syndicat agricole, le mauvais temps devrait faire chuter d'environ un quart la récolte française de blé en 2016.

Celle-ci devrait tomber à 30 millions de tonnes, contre 41 millions de tonnes en 2015, année considérée comme exceptionnelle. Mi-juillet, le ministère de l'Agriculture avait annoncé s'attendre à une baisse de 10% de la production.

Report de cotisations sociales et remboursement de la TVA

Face à cette situation, Orama a demandé des mesures d'urgence au gouvernement. Un appel qui semble avoir été entendu. Le Conseil des ministres a décidé mercredi de lancer un plan d'"aide" aux céréaliers français.

Ce plan prévoit des mesures fiscales, le report de cotisations sociales et des mesures spécifiques sur le remboursement de la TVA, face aux "grandes difficultés" des céréaliers, a expliqué le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Un "fonds de garantie" doit également être mis en place par la Banque publique d'investissement (Bpifrance), "pour aider à la mise en oeuvre des allègements et des reports de prêts au niveau bancaire". Il sera "concrètement évalué début septembre" avec "l'ensemble de la profession agricole", lorsque l'ampleur des mauvaises récoltes se sera affinée, a précisé Stéphane Le Foll.

Une situation "très hétérogène" en France

Alors que la moisson bat désormais son plein en France, Philippe Pinta, du syndicat Orama, a souligné la détresse de certains agriculteurs tout en précisant que la situation était "très hétérogène" selon les régions: 

"Il y a des catastrophes que l'on n'imagine pas", avec dans certaines fermes des rendements "trois fois moins élevés que d'habitude", ainsi que "la moitié ou les trois-quarts du chiffre d'affaires en moins".

La situation est due à la très forte humidité en mai-juin, qui a favorisé l'apparition de maladies, et au manque de luminosité qui a empêché les épis de blé de mûrir correctement.

Ma. G. avec AFP