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Hôtels, cafés, restaurants indépendants veulent une aide au paiement des loyers et un protocole allégé

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95c/9e444497abdb640da97969d5898cf - Bertrand Guay AFP

Le Groupement national des indépendants de l'hôtellerie-restauration juge la réouverture des établissements "extrêmement compliquée" du fait d'une activité très dégradée par l'application du protocole sanitaire.

Le protocole sanitaire des hôtels, cafés et restaurants doit être allégé car il dégrade fortement leur rentabilité, tandis que bailleurs et Etat doivent aider à régler les loyers dus pendant leur fermeture, estime le syndicat patronal GNI, qui défend les indépendants.

Si le Groupement national des indépendants de l'hôtellerie-restauration se félicite de la réouverture lundi des cafés et restaurants partout -excepté en Guyane et à Mayotte-, il la juge "extrêmement compliquée" du fait d'une "activité très fortement dégradée" par "l'application du protocole sanitaire".

Ces établissements doivent "accueillir suffisamment de clients pour pouvoir cesser de travailler à perte", fait-il valoir dans un communiqué, plaidant pour l'autorisation de la consommation au comptoir, celle des réceptions, pour les traiteurs, et la réouverture des discothèques.

Hôtels, cafés et restaurants doivent "commencer à gagner l'argent nécessaire pour faire face au mur de dettes auquel ils sont confrontés" dit le GNI, estimant qu'à fin mai, 17% d'entreprises avaient "abandonné tout espoir de réouverture malgré les aides" au secteur.

Aucune aide reçue pour les loyers

"Nos professionnels ne peuvent pas reprendre du jour au lendemain le paiement de salaires et de charges sociales qui représentent 40% de notre chiffre d'affaires habituel" dit le GNI, qui veut voir allégé le protocole sanitaire et prorogées les exonérations de charges "le temps du redémarrage" du secteur.

Sur "un autre poste de dépense sur lequel nos professionnels n'ont reçu aucune aide, celui des loyers", le président du GNI, Didier Chenet, veut voir adopté "un projet d'amendement visant à inciter les bailleurs à abandonner deux mois de loyers dont un serait compensé par un crédit d'impôt", dans le cadre de la 3e loi de finances rectificative. Ainsi, "sur les 3 mois de fermeture, un mois reste à la charge du locataire, un mois est pris en charge par le bailleur et un mois par l'État", fait valoir le syndicat patronal.

Selon un sondage du GNI auprès de 2000 de ses membres, seuls 6% d'entre eux "ont bénéficié d'une remise de tout ou partie de leurs loyers" pendant les trois mois de fermeture liée au confinement.

C.C. avec AFP