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Hollande: "il faudra avoir un budget de la zone euro"

Lors de son interview du 14 juillet, le président de la République a tiré les leçons de la crise grecque et a souhaité approfondir l'intégration de la zone euro. Il prévoit ainsi un gouvernement économique, un budget et un Parlement propres à l'union monétaire.

Au lendemain d'un accord historique et inespéré sur la Grèce, l'heure était au bilan pour François Hollande. Lors de son interview télévisée du 14 juillet, le président de la République est ainsi revenu sur ce feuilleton.

Il a notamment estimé que via cet accord, "ce n'est pas la France qui gagné (…) c'est l'Europe qui a gagné et la France qui a pris toute sa place et joué tout son rôle". Et plutôt que d'affaiblir la zone euro, François Hollande considère que le dossier grec a renforcé l'union monétaire.

La zone euro "une garantie, une protection"

"Quand je vois l'obstination avec laquelle les Grecs ont voulu rester dans la zone euro je me demande pourquoi il y a en qui veulent en sortir, y compris dans notre pays". Car "la zone euro c'est une garantie une protection, une sécurité", a-t-il plaidé.

Et le président de la République compte aller plus loin pour arriver à "une intégration plus forte" dans la zone euro. "Il nous faut avancer et donc je proposerai que nous puissions aller plus loin, en cohérence avec l'Allemagne, sur le gouvernement économique de la zone euro", a-t-il déclaré. "La France avec ses partenaires va établir un document" en ce sens qui "sera partagé avec nos amis allemands", a-t-il ajouté.

Mais ce n'est pas tout. "Dans un deuxième temps, il faudra avoir un budget de la zone euro pour pouvoir agir en termes d'investissements y compris pour les pays les plus en retard". Ce qui permettra de donner à l'Europe "des bases plus solides et des moyens d'actions plus forts dans l'intérêt des peuples".

Un Parlement de la zone euro

Enfin François Hollande "veut installer davantage la démocratie" dans la zone euro. "Il faut une présence plus forte des parlementaires de ceux qui représentent les nations et donc à terme je souhaite qu'il y ait aussi un Parlement de la zone euro", a-t-il assuré.

Quant à la "convergence fiscale et sociale", François Hollande a recommandé de commencer avec "nos amis Allemands".

Les initiatives qu'a évoquées François Hollande ce mardi sont en fait dans les tuyaux depuis plusieurs mois. Le 26 mai dernier, l'IObs faisait ainsi état d'une lettre commune envoyée par Paris et Berlin qui proposait de créer un gouvernement économique de la zone euro. Une idée qui trotte en fait depuis 2013 dans la tête du président français.

J.M.