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Hollande défend la future loi Hamon sur l'économie sociale

Benoit Hamon a le soutien de François Hollande

Benoit Hamon a le soutien de François Hollande - -

François Hollande a réaffirmé, ce jeudi 31 octobre, son soutien au projet de loi de Benoît Hamon sur l'économie sociale et solidaire qui sera examiné le 6 novembre au Sénat. Le projet vise la création de 100.000 emplois sur le quinquennat.

Benoît Hamon peut compter sur François Hollande. Le ministre de l'Economie sociale et solidaire et de la Consommation a été reçu, ce jeudi 31 octobre, par le président de la République qui lui a assuré son soutien "complet" concernant le projet de loi sur l'économie sociale et solidaire.

Ce projet doit entamer son parcours parlementaire mercredi 6 novembre au Sénat. Définissant pour la première fois le périmètre de l'économie sociale et solidaire qui regroupe quelque 200.000 entreprises (associations, mutuelles, coopératives), il vise à créer environ 100.000 emplois sur le quinquennat.

"C'est sa loi que je mets en œuvre, celle qu'il a voulue, désirée", a affirmé Benoît Hamon. Il a également rappelé que le développement de ce secteur, "qui pèse 10% du PIB et salarie 2,4 millions de Français", était "un engagement fort du président de la République pendant sa campagne".

"Le Medef ne sait pas très bien expliquer pourquoi il est vent debout"

Interrogé sur les vives critiques du Medef contre une disposition du texte concernant la transmission des petites entreprises, Benoît Hamon a reproché à l'organisation patronale d'avoir "une vision un peu étriquée de l'entreprise".

Cette disposition prévoit que dans les entreprises de moins de 50 salariés, ces derniers devront être informés au moins deux mois à l'avance d'un projet de cession afin de leur permettre de formuler une offre de reprise.

"Le Medef ne sait pas très bien expliquer pourquoi il est vent debout", contre cette mesure "et c'est dommage qu'il soit parfois, souvent, le syndicat qui dit non", a poursuivi le ministre. Le patronat voit dans cette disposition une contrainte source de blocages dans les processus de cession.

"50.000 emplois disparaissent, sont détruits chaque année parce que des PME en bonne santé voient leur chef d'entreprise partir à la retraite et ne pas pouvoir vendre. C'est un gaspillage et un gâchis considérable", a argumenté Benoît Hamon. "L'inversion de la courbe du chômage passe aussi par le fait qu'on ne détruise plus d'emplois en laissant des entreprises en bonne santé fermer", a-t-il insisté.

Diane Lacaze & AFP