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FedEx: le blocage des sites suspendu

Un avion cargo de Fedex à Newark le 16 décembre 2014

Un avion cargo de Fedex à Newark le 16 décembre 2014 - Andrew Burton © 2019 AFP

L'activité du géant de la livraison de colis peut reprendre après plus de 24 heures de paralysie suite à un mouvement de protestation des salariés.

Les salariés du spécialiste américain de la livraison de colis FedEx en France ont suspendu vendredi leur blocage des dépôts et plateformes entamé mercredi soir pour protester contre leur niveau de rémunération, les syndicats étant "déterminés" à reprendre le mouvement "dès la rentrée", a-t-on appris de sources concordantes.

Les salariés se sont mis "massivement en grève" jeudi à l'appel de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CAT, SNSG, FO) pour protester contre le résultat des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires et le "traitement inégal" dont ils sont l'objet. De nombreux sites ont été bloqués sur tout le territoire, selon les syndicats, occasionnant "de gros dysfonctionnements".

"L'activité a été extrêmement perturbée sur les 150 sites, les colis sont restés en souffrance", a déclaré à l'AFP Yahya Sabri (CFDT, 1e syndicat).

Poursuite du mouvement à la rentrée

"Les salariés sont très en colère et déterminés à poursuivre le mouvement dès la rentrée, jusqu'à ce que la direction revienne à la table des négociations", a-t-il ajouté.

La direction a confirmé à l'AFP un "mouvement de grève", sans précisions sur le taux de grévistes. Elle assure qu'il n'a occasionné que "quelques retards" de livraison de colis.

Selon les syndicats, la direction fait preuve de "mépris" par "un traitement inégal" des salariés de FedEx en France, divisé en deux entités: Fedex Express FR (Transport routier, 6.044 salariés) et FRT (aérien, centre d'activité de Roissy, environ 3.000 salariés).

Elle propose ainsi aux premiers "une hausse générale des salaires de 2% contre 3% pour ceux de FRT, qui bénéficient également d'une prime de congés de 450 euros", expliquent-ils.

La grève est intervenue dans un contexte où FedEx prévoit de supprimer 270 postes en France dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

FedEx, qui a racheté en 2016 le groupe néerlandais TNT, a annoncé la suppression de 5.500 à 6.300 emplois en Europe pour éviter les doublons et fusionner les réseaux aériens de FedEx Express et TNT, faisant de Roissy son principal centre d'activité et de l'aéroport de Liège (Belgique) un centre secondaire.

OC avec AFP