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Bruno Le Maire: "Les impôts et les taxes, ça suffit!"

Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire. - Eric Piermont - AFP

"On voit bien ce qui se passe actuellement: les impôts et les taxes, ça suffit!" a lancé jeudi Bruno Le Maire, ministre l'Economie, lors de la présentation du projet de budget 2019 devant le Sénat.

"Nous dépenserons moins et mieux, nous réduirons la dette, mais aussi les impôts et les taxes des Français - on voit bien ce qui se passe actuellement: les impôts et les taxes, ça suffit !", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances, applaudi ironiquement sur de nombreux bancs. "Bravo!", a ainsi lancé le rapporteur général du budget Albéric de Montgolfier (Les Républicains), tandis qu'un autre sénateur LR, Philippe Dallier, disait "chiche!".

Lors de l'examen du budget, la majorité sénatoriale entend bien porter le combat sur le front du pouvoir d'achat en s'attaquant à la fiscalité des carburants. "Le cap de la restauration des finances publiques sera tenu", a assuré Bruno Le Maire. "Le cap de la restauration de la croissance française sera tenu". "La réalité, c'est que nous sommes la première majorité depuis dix ans à être passée sous les 3% de déficit public", "la réalité, c'est que nous avons engagé la réduction du prélèvement obligatoire dans notre pays, c'est la première fois depuis dix ans", a affirmé le ministre.

Des "espèces sonnantes et trébuchantes" pour "ceux qui travaillent"

"Nous faisons dans ce projet de loi de finances des choix économiques simples et forts", a-t-il développé. "Le premier, c'est celui de la rémunération du travail". "Nous voulons que tous ceux qui travaillent, tous ceux notamment qui ont des salaires modestes, puissent voir tout simplement à la fin du mois qu'ils gagnent davantage en espèces sonnantes et trébuchantes". "Le deuxième choix, c'est celui de l'investissement", a poursuivi Bruno Le Maire. "Le troisième choix - je sais qu'il fait débat aujourd'hui - c'est celui de l'environnement". 

"Nous faisons résolument le choix d'une croissance qui soit durable, respectueuse de l'environnement, et elle nous amène à faire des choix en matière de fiscalité (...) tout en accompagnant les Français dans cette transition écologique". "Tous ces choix doivent nous permettre de baisser la pression fiscale de 45% à un peu plus de 44,2%", a-t-il encore affirmé.

P.S. avec AFP