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Plus de 100 milliards d'euros de dépenses publiques pour l'emploi en 2014

Plus de 33 milliards sont consacrés à l'indemnisation des chômeurs

Plus de 33 milliards sont consacrés à l'indemnisation des chômeurs - Jacques Demarthon - AFP

Les dépenses engagées par l'État, les collectivités locales et la Sécu ont été en hausse de 7,6% par rapport à 2013, selon les chiffres de la Dares publiés ce lundi 5 décembre.

En 2014, 103,8 milliards d'euros ont été dépensés en faveur de l'emploi et du marché du travail, un montant en hausse de 7,6% par rapport à 2013 à euro constant, selon des données publiées lundi par la Dares.

Financées par l'Etat, les collectivités locales, les administrations de sécurité sociale et divers organismes paritaires, ces dépenses ont représenté 4,9 points de Produit intérieur brut (PIB), précise le service des statistiques du ministère du Travail.

Des dépenses ciblées

Ces montants se répartissent entre dépenses "ciblées" et "générales" en faveur de l'emploi et du marché du travail.

Les premières - indemnisation, accompagnement et formation des chômeurs, incitations à l'embauche, contrats aidés... - se sont élevées à 53 milliards d'euros, soit 2,5% du PIB.

Les dépenses "ciblées" sont une nouvelle fois en nette hausse (+3,6%, après +4,1% en 2013).

"Pour l'essentiel, cette augmentation provient de la montée en charge des emplois d'avenir", qui ont coûté 1,4 milliard d'euros en 2014, analyse la Dares. Promesse phare du candidat François Hollande en 2012, les emplois d'avenir sont des contrats subventionnés par l'Etat, assortis d'une formation obligatoire, ciblés sur les jeunes les plus éloignés de l'emploi.

33,3 milliards d'euros pour indemniser les chômeurs

L'indemnisation des chômeurs reste toutefois le premier poste de dépenses "ciblées", à 33,3 milliards d'euros (+1,4%).

De leur côté, les dépenses "générales" en faveur de l'emploi - allègements de cotisations, mesures en faveur de certains secteur d'activité -, ont bondi de 12,1% à 50,8 milliards d'euros, une forte hausse "presque totalement imputable à la montée en charge du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE)".

Lancé en 2013, le CICE a coûté 17,3 milliards d'euros en 2014, en hausse de 51,8%.

Quant aux allègements généraux de cotisations patronales sur les bas salaires, plus connus sous le nom d'allègements Fillon, ils se sont stabilisés à 20,8 milliards d'euros.

J.M.avec AFP