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Ouvrir les marchés publics aux  TPE-PME "est une mesure importante"

Valérie Rabault était l'invitée de BFM Business ce 9 juin.

Valérie Rabault était l'invitée de BFM Business ce 9 juin. - BFM Business

Pour Valérie Rabault, rapporteure générale de la commission des finances à l'Assemblée nationale, certains mesures annoncées par Manuel Valls sur les TPE-PME devront être discutées.

"Je suis surprise qu'on mette le focus sur quelques mesures alors que la mesure la plus importante c'est la commande publique pour les PME-TPE". Valérie Rabault, rapporteure générale de la commission des finances à l'Assemblée nationale était l'invitée de BFM Business ce mardi 9 juin et elle est revenue sur les annonces de Manuel Valls pour aider les plus petites entreprises.

Aujourd'hui, les PME n'obtiennent que 27% de la commande publique alors qu'elles représentent 49% de l'emploi salarié et 36% du chiffre d'affaires des entreprises françaises. "Si on divise la commande publique en lot, elles ont toutes les chances de répondre aux appels", explique Valérie Rabault. D'ailleurs, elle souligne que "si elles n'ont pas de marché, vous pouvez les forcer à embaucher, elles n'embaucheront pas".

"Cela change la philosophie du droit du travail"

En revanche, la rapporteure ne soutient pas toutes les mesures proposées par Manuel Valls. Ainsi, elle doute de l'intérêt de renouveler les CDD deux fois contre une actuellement. "90% des embauches sont déjà en CDD. Est-ce que cette mesure va augmenter le nombre d'embauches?" Valérie Rabault en doute, elle a donc déjà prévenu que ce point serait soumis à discussions à l'Assemblée.

Autre sujet qui sera soumis à négociation: le plafond des indemnités pour licenciement abusif. Le gouvernement a décidé de créer un plancher et un plafond aux indemnités que les salariés peuvent réclamer aux prud'hommes pour licenciement abusif. "La France est le seul pays qui n'avait pas de plafond", rappelle Valérie Rabault. "Avec ce cadre, on se remet donc dans le jeu mondial. Mais cela change la philosophie du droit du travail. Et cela mérite discussions".

Par ailleurs, la rapporteure a précisé que l'ordre de grandeur de 200 millions d'euros pour les 18 mesures annoncées est "plausible".

D. L.