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Michel Sapin annonce 1 milliard d'euros d'économies sur la Santé pour 2014

Michel Sapin,le ministre de l'Economie, réaffirme la mise en oeuvre d'économies

Michel Sapin,le ministre de l'Economie, réaffirme la mise en oeuvre d'économies - -

Le ministre des Finances a indiqué à France 2, ce mercredi 4 juin, qu'un milliard d'économies seraient constatées sur la santé pour 2014. Dans une autre interview, donnée aux Echos, il hausse le ton sur le dossier BNP Paribas.

Oui, la réforme terroriale va entraîner des économies d'échelle. Oui, la France prendra la défense de BNP Paribas si la banque n'est pas traitée de manière équitable. Oui, l'exécutif va consentir de nouveaux gestes vers les ménages modestes. Oui, les économies budgétaires seront importantes. Dans une interview aux Echos de ce 4 juin, Michel Sapin, le ministre de l'Economie, fait le point sur les grands sujets du moment.

> La réforme territoriale

"Sans attendre les effets de la fusion des régions et au delà de 2017 de la disparition des départements, la réforme territoriale produira deux sources d'économies dès l'an prochain. Via la fin de la clause générale de compétence qui ne laisse plus la possibilité aux collectivités d'engager des dépenses en tout domaine. Et, surtout, via un fonctionnement plus rationnel et plus efficace des intercommunalités", estime Michel sapin.

Il affirme aussi que si "la baisse des effectifs n'est pas un objectif en soi, ce sera sans doute à terme une conséquence de la réforme (..) Cela sera facilité par les nombreux départs en retraite à venir dans la fonction publique territoriale, un secteur où les effectifs ont beaucoup augmenté depuis vingt ans".

> L'affaire BNP Paribas

Le ministre revient aussi, après Laurent Fabius hier, sur les conséquence de la possible amende de 10 milliards d'euros infligée à la banque française. " Si toutes les autorités américaines -elles sont cinq différentes à traiter de cette affaire- ne traitent pas BNPParibas de manière équitable, la France réagira fermement pour protéger ses intérêts fondamentaux".

"Nous ne sommes pas là pour défendre une banque qui a reconnu des actes répréhensibles. Nous sommes là pour protéger la stabilité du système financier en France, pour s'assurer de sa capacité à financer correctement l'économie", ajoute-t-il.

> Le oui mais de Bruxelles sur le déficit

"Si la Commisison europeénne doutait fortement de nos objectifs, elle nous aurait sanctionnés. Elle ne l'a pas fait car elle comprend la logique de notre pacte de responsabilité et de solidarité", estime Michel Sapin.

Il ajoute : "il faut mette en oeuvre rapidement le pacte. Il faut qu'il y ait un véritable déclic pour atteindre notre objectif de 1% de croissance cette année". Les mesures fiscales et sociales d'application du pacte "seront adoptées définitivement d'ici la fin juillet". Cela "donnera aux entreprises de la visibilité sans attendre le 31 décembre".

> Les baisses d'impôts

"Les baisses d'impôts sont presque équilibrées entre les entreprises et les ménages en 2015. Le débat parlementaire (sur le collectif budgétaire ndlr) va aussi nous aider: les élus pourront lisser l'entrée dans la taxe d'habitation et alléger les charges sur les emplois à domicile, à condition de gager ces mesures"

> Les économies budgétaires

Michel Sapin rappelle que les dépenses de l'Etat vont "baisser de l'ordre d'un milliard d'euros en valeur 2015". Il précise qu'avec le secrétaire d'Etat au Budget, il a commencé " à rencontrer les ministres. Tous doivent être mobilisés vers cet objectif d'économies".

Il revient sur le budget dec la défense. " Les militaires sont aussi les premiers à reconnaître que des économies de gestion sont aussi encore possibles".

Pour cette année, il précise que pour atteindre 4 milliards d'économies, "outre les moindres dépenses de sécurité sociale constatées, 1,6 milliard d'euros de crédits des ministères vont être annulés, ce qui est un effort inédit en cours d'année".

Sur France 2 ce mercredi, le ministre a ensuite indiqué qu'un milliard d'euros d'économies seraient constatées pour 2014".

"Il y a une diminution des dépenses de l'assurance-maladie sans aucune conséquence négative pour les malades", "sans déremboursement, sans diminution des remboursements, sans diminution de la qualité des soins", a-t-il affirmé.

P.C