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Comment le gouvernement veut chouchouter les enseignants

Les enseignants auront des évaluations régulières.

Les enseignants auront des évaluations régulières. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

L'exécutif a décidé d'en finir avec les évaluations aléatoires, afin de gonfler les rémunérations des enseignants. Selon un document révélé par plusieurs médias, elles auront désormais lieu au bout de 8, 12, 20 et 30 ans d'ancienneté.

C'est l'un des grands cadeaux que le gouvernement socialiste a promis à son électorat: revaloriser les carrières des enseignants de manière à gonfler leur pouvoir d'achat. "Cette revalorisation va permettre de replacer la France au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE et même d’atteindre les meilleurs pays pour le traitement en fin de carrière", se réjouissait ainsi la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem.

L'exécutif avait annoncé en mai qu'il revaloriserait deux fois (le 1er janvier 2017 puis une autre augmentation prévue le 1er janvier 2019) l'ensemble des échelons des quelque 820.000 agents travaillant pour l'Éducation nationale. Au final, cela revient pour l'État à dépenser 1 milliard d'euros pour faire gagner en moyenne 1.200 euros nets par an à un enseignant.

Des évaluations régulières

Mais ce n'est pas tout. Pour favoriser l'avancement de carrière des professeurs, l'exécutif a prévu de ne plus rendre aléatoires leurs évaluations, mais de les planifier.

Selon un document de travail révélé par le Figaro et RTL, il s'agirait de programmer des évaluations pour les enseignants au bout de 8, 12, 20 et 30 années d'ancienneté. Pour cela, les inspecteurs disposeront d'une grille d'évaluation avec 11 niveaux de maîtrise ("coopérer avec les parents d'élèves", "évaluer les progrès et les acquisitions des élèves", etc…).

Les enseignants réussissant avec succès la première évaluation auront un bonus de 1.200 euros par an, selon RTL. Pour la deuxième, la gratification monte à 2.100 euros par an. Les détails exacts de ce plan devraient toutefois être arrêtés d'ici à la fin du mois, selon le Figaro.

J.M.