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Bernard Cazeneuve : " Nous avons permis à la Grande Bretagne de se maintenir à bord"

Bernard Cazeneuve, le ministre délégué aux affaires européennes, était l'invité de l'émission Good Morning Business, lundi 18 février.

Bernard Cazeneuve, le ministre délégué aux affaires européennes, était l'invité de l'émission Good Morning Business, lundi 18 février. - -

Le ministre délégué aux Affaires européennes était l'invité de BFM Business, lundi 18 février. Il a notamment défendu la position de la France au sein de l'Union européenne, et le compromis trouvé sur son budget.

Alors que la Commission européenne doit publier ses prévisions de croissance pour les pays membres, vendredi 22 février, et que le budget européen suscite toujours autant de débats, le gouvernement tente de défendre la position française au sein de l’Union européenne.

C’est dans ce contexte que Bernard Cazeneuve, le ministre délégué aux Affaires européennes, est intervenu sur l’antenne de BFM Business, ce lundi 18 février.

Interrogé sur les programmes d’investissement d’avenir, il a réfuté le fait d’avoir dû effectuer des coupes sur des projets essentiels :"Nous avons des projets extrêmement concrets. Lorsqu’il s’agit d’assurer la transition énergétique en finançant le mécanisme européen d’inter connexion, pour faire en sorte que les énergies renouvelables de demain puissent être connectées aux territoires qui les utiliseront, lorsque nous décidons de financer les transports propres, la numérisation du territoire (…), nous ne sommes pas dans le financement de vieilles politiques pour lesquelles il faudrait dépenser tout l’argent, nous sommes dans la mobilisation de l’UE sur la question de son avenir."

Selon Bernard Cazeneuve, ce programme d’investissements d’avenir représenterait 20 à 25% du budget global de l’Union.

Le compromis permet "de maintenir la Grande-Bretagne à bord"

Mais alors, pourquoi le Parlement européen ne voterait-il pas ce budget? "Le Parlement souhaitait 970 milliards d’euros de crédits d’engagement, et 930 milliards de crédits de paiement", a affirmé le ministre.

"La Grande-Bretagne voulait 200 milliards d’euros de moins que la proposition de la Commission en termes de crédits d’engagements. Si M. Cameron avait gagné la négociation, nous aurions eu 840 milliards de crédits d’engagement. Nous en avons 960 milliards. Nous avons fait un compromis sur les crédits de paiement permettant de maintenir la Grande-Bretagne à bord."

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