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Delphine Ernotte reconduite à la présidence de France Télévisions

La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, le 13 septembre 2019 à La Rochelle.

La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, le 13 septembre 2019 à La Rochelle. - XAVIER LEOTY © 2019 AFP

Delphine Ernotte a été reconduite à la présidence de France Télévisions par le CSA, une première dans l'histoire du groupe audiovisuel public.

Ce n'était jamais arrivé dans l'histoire du groupe audiovisuel public. Delphine Ernotte a été reconduite à la présidence de France Télévisions par le CSA. Delphine Ernotte, issue du monde des télécoms, avait déjà été la première femme nommée à la tête de France Télévisions en 2015, pour succéder à Rémy Pflimlin.

"Le choix du Conseil s'est fondé, conformément aux termes de la loi, sur des critères de compétence et d'expérience et sur l'analyse des projets stratégiques éclairés par les auditions", indique le CSA, qui a auditionné huit candidats, dans sa décision publiée mercredi. "Le Conseil a fait le choix de la poursuite des transformations engagées pour assurer, dans le dialogue, la concertation et le respect des équilibres budgétaires, l'adaptation de France Télévisions à un environnement en mutation rapide", poursuit le CSA.

Huit candidats auditionnés

Elle a été reconduite pour cinq ans.

Pour ce nouveau mandat, le CSA avait reçu 12 candidatures dont huit avaient été jugées recevables: celle de Delphine Ernotte, de Christopher Baldelli, ancien patron de RTL qui a également dirigé France 2, de Serge Cimino et Michel Goldstein, tous deux journalistes à France Télévisions, de Pierre-Etienne Pommier, conseiller numérique de La République en marche à l'Assemblée (LREM), de Jean-Paul Philippot, patron du groupe audiovisuel belge RTBF, de Serge Schick, ex-directeur de la stratégie de Radio France et de Sandrine Roustan, qui travaille pour le deuxième plus gros groupe médiatique chinois Shanghai Media et est passée par M6 et France 4.

Outre les enjeux de production, un certain nombre de dossiers attendent Delphine Ernotte: la fermeture de France Ô et France 4, prévue en août, mais qui pourraient obtenir un sursis, et la gestion de l'après-crise sanitaire, qui devrait entraîner une perte d'exploitation de 22 millions d'euros, dans un contexte de restrictions budgétaires.

M. R. avec AFP