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Les petits commerces de l'habillement s'attendent au pire pour la rentrée

D'après une étude réalisée en début d'année par Kantar, 24% des personnes interrogées sont tout à fait d'accord avec le fait de regarder quasi systématiquement les matières qui composent un vêtement.

D'après une étude réalisée en début d'année par Kantar, 24% des personnes interrogées sont tout à fait d'accord avec le fait de regarder quasi systématiquement les matières qui composent un vêtement. - Mylene2401- Pixabay

La Fédération nationale de l'habillement, qui représente les boutiques indépendantes, alerte le gouvernement sur une baisse de 25 à 30% de l'activité à partir de septembre à cause de la crise économique qui arrive.

Naf-Naf, Camaïeu, André, la Halle, Celio sont autant de grands groupes du textile qui traversent aujourd'hui de grandes difficultés à la suite de l'épidémie de coronavirus. Mais la vague touche également encore plus fortement les petits commerces du secteur et le pire est à venir avec la crise qui se profile.

La Fédération nationale de l'habillement, qui représente les boutiques indépendantes, alerte ainsi le gouvernement dans une lettre ouverte. Ce réseau représente 80.000 salariés et 38.000 magasins en France, constitué à 93% de très petites entreprises de moins de 11 salariés et à 7% de PME.

10 à 20% des emplois menacés

"A partir de septembre 2020, la crise économique pèsera sur la demande et le commerce d'habillement pourrait voir son activité reculer de 25 à 30%" estiment les partenaires sociaux, menaçant 10 à 20% des 65.000 emplois directs du périmètre, soit 6.500 à 13.000 emplois sur 2020-2021, en l'absence d'arbitrages et d'aides supplémentaires", peut-on lire.

"Elles ont aujourd'hui besoin de soutien pour maintenir l'emploi, d'autant que la reprise se fait lentement: seuls 40% des salariés ont repris pleinement leur travail" indique la lettre ouverte.

En contrepartie du soutien de l'Etat, la branche s'engage à favoriser la formation et l'apprentissage "au sein de toutes les entreprises qui auront bénéficié de ces mesures et se dispose à ouvrir des négociations ambitieuses sur le thème de la formation".

Mardi, c'est le Procos, qui défend l'ensemble du commerce spécialisé (habillement, restauration, jardinerie, articles de sport, etc.) qui avait évoqué la destruction possible de 150.000 à 300.000 emplois en 2020-21.

OC avec AFP