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Les Chinois amateurs de vin, une aubaine pour les viticulteurs français

En 2013, les Chinois sont devenus les plus gros consommateurs de vin avec 1.800 milliards de bouteilles dégustées.

En 2013, les Chinois sont devenus les plus gros consommateurs de vin avec 1.800 milliards de bouteilles dégustées. - -

Les Chinois ont bu plus de 1.800 milliards de bouteilles en 2013, selon les chiffres de Vinexpo. Ils dépassent désormais les Français et les Italiens. Ce qui offre de nouveaux débouchés pour les producteurs français.

Quand les Chinois se mettent à adopter de nouvelles habitudes, au niveau mondial cela a évidemment une incidence. Le vin en est un bon exemple. Entre 2007 et 2013, ils ont multiplié par 2,7 leur consommation de vin. Selon les chiffres de Vinexpo rendus publics le 29 janvier, ils ont dégusté 1.800 milliards de bouteilles l'année passée. Ils sont ainsi devenus les plus gros consommateurs au monde, devant les Français et les Italiens.

Les Chinois ont en effet une forte appétence pour les produits de luxe parmi lesquels le vin. Et avec le développement de la classe moyenne, forcément, le nombre de consommateurs disposant du pouvoir d'achat nécessaire à l'achat de bouteilles se multiplie.

Et c'est une aubaine pour les producteurs français, qui détiennent 50 % du marché chinois. "Cette population s'intéresse énormément au vin rouge. De par leur culture, la couleur rouge est très présente en Chine. Ils se sont mis à cette culture de l'œnologie et veulent avoir accès à ces produits de luxe ", explique Franck Noguès, président de Patriwine, spécialiste des placements dans le vin.

Bourgogne et Bordeaux resteront inégalés

En plus d'investir dans des domaines viticoles en France, ils n'hésitent pas à se lancer eux-mêmes dans la culture de la vigne. La Chine se positionne au 5eme rang des pays producteurs de vin. Le gouvernement tente d'imposer la culture de la vigne dans des régions au climat rude, comme le Ningxia ou le Xingjiang.

Mais cette nouvelle concurrence n'est pas de nature à remettre en cause la suprématie de nos grands crus. Car pour Franck Noguès, le marché chinois est comparable à celui du marché américain tel qu'il était il y a 30 ou 40 ans.

"A cette époque, il y avait ce fort intérêt pour les grands vins du bordelais notamment. Et les Américains, comme par exemple dans la Napa Valley (en Californie, ndlr) ont énormément planté, on beaucoup investi, mais n'ont jamais réussi à obtenir les résultats que l'on a dans le Bordelais", détaille-t-il.

"On est ravi que les Chinois puissent planter, puissent s'instruire au niveau de l'œnologie puisqu'ils reviendront sur les terroirs qui resteront les maîtres, c’est-à-dire les terroirs de Bourgogne et de Bordeaux. " conclut-il. Au final, l'opération est donc bénéfique pour les producteurs français. 

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