BFM Business

Les 3 Suisses arrêtent leur catalogue papier

Après la fermeture en 2012 de leur réseau de boutiques, les 3 Suisses abandonnent aujourd'hui leur catalogue papier.

Après la fermeture en 2012 de leur réseau de boutiques, les 3 Suisses abandonnent aujourd'hui leur catalogue papier. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Fini le "big book" de près de 1.000 pages, l'enseigne de vente à distance va se contenter d'éditer des petits catalogues thématiques plusieurs fois dans l'année. Les 3 Suisses comptent surtout mettre l'accent sur la vente en ligne pour renouer avec les bénéfices.

Avis aux collectionneurs : l'édition printemps-été 2014 du catalogue des 3 Suisses va certainement devenir un collector. C'est en effet le dernier que le vépéciste va imprimer. La direction en aurait fait l'annonce en interne il y a une quinzaine de jours, selon des informations des Echos du 18 mars.

Ce gros catalogue de près de 1.000 pages, édité deux fois par an à 8 millions d'exemplaires, est devenu trop coûteux à concevoir, à imprimer et à diffuser.

Mais ce "big book" est aussi victime de l'évolution des modes de consommation, non plus orientés sur une unique collection par saison, mais par un renouvellement constant de l'offre et des prix qui s'adaptent en fonction de la demande. Sans compter que le marché de l'habillement est de plus en plus morose.

Investir sur la logistique et l'informatique

Aussi, les 3 Suisses vont désormais se contenter d'éditer des catalogues plus fins, et surtout sur des thématiques précises. Car le spécialiste de la vente à distance, passé aux mains du groupe allemand Otto en juin 2013, n'a que trop tardé pour prendre une orientation 100% pure player.

Dans le cadre d'un plan de modernisation initié en 2010, le groupe a déjà fermé son réseau de 35 boutiques. Ce qui ne l'a pas empêché d'accuser des pertes de près de 60 millions d'euros en 2013.

Mais Eric Louvois, fraichement nommé au poste de directeur des 3 Suisses, compte bien donner un coup d'accélérateur à cette mutation, en investissant massivement sur la logistique et l’informatique.

Histoire de ne pas connaître le sort de la Redoute : cédé par Kering, son processus de reprise bute sur le volet social qui prévoit la suppression de 1.178 des 3.437 postes que compte actuellement l'entreprise.

C.C.