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Le nouveau PDG de Vivarte déjà débarqué

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- - Eric Feferberg - AFP

Le PDG de Vivarte, nommé en février, vient d'être destitué par les actionnaires. Il sera remplacé par Patrick Puy, l'ex-PDG de Moulinex.

Stéphane Maquaire, qui avait été nommé en février PDG du groupe d'habillement et de chaussures Vivarte (La Halle, André, San Marina...), a été démis de ses fonctions jeudi, à la suite de désaccords avec ses principaux actionnaires, indique le journal Les Échos sur son site internet.

Selon le quotidien, la décision a été prise par la majorité du conseil d'administration du groupe, et son successeur a déjà été trouvé : Patrick Puy, l'ex-PDG de Moulinex. Il devrait prendre ses fonctions dans les prochains jours, précise le journal.

À l'origine de cette défiance, une divergence de vues entre les fonds actionnaires Oaktree, Babson, GLG et Alcentra, qui souhaitent accélérer la restructuration du groupe, et son actuel dirigeant, croit savoir le quotidien, qui cite une source proche du dossier.

Divergences entre les fonds actionnaires et le PDG

"Les divergences entre Stéphane Maquaire et les fonds actionnaires étaient palpables depuis la décision du dirigeant de placer Vivarte sous mandat ad hoc", ont déclaré plusieurs sources aux Échos, l'une d'elles précisant que de l'avis des fonds, "l'accent a été trop mis sur le centre-ville et le développement".

Lors d'un comité de groupe en septembre, Vivarte avait dévoilé un plan stratégique à cinq ans devant mobiliser un financement de 500 millions d'euros et avait annoncé avoir engagé des discussions avec ses créanciers pour aboutir à une nette réduction de son endettement d'ici début 2017. Il avait fait savoir peu après son intention de céder une centaine de magasins La Halle aux Chaussures sur 680 au total.

Le groupe, deux ans après une première restructuration financière pour renégocier sa dette de 2,8 milliards d'euros, avait relancé en juillet un processus de restructuration financière auprès du tribunal de commerce de Paris. Vivarte emploie 17.000 personnes en France. En 2014, la première renégociation de la dette s'était faite au prix d'une lourde restructuration sur le plan social, avec le lancement en 2015 de quatre plans de sauvegarde de l'emploi dans les enseignes La Halle, Kookaï, Défi Mode et André, et, à la clé, la suppression de 1.850 postes.

N.G. avec AFP