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Des livreurs à vélo français en grève ce samedi pour dénoncer des baisses de tarifs

Les livreurs à vélo de Nantes, Limoges ou encore Besançon ont
annoncé sur les réseaux sociaux participer au "mouvement de
grève nationale" ce samedi soir.

Les livreurs à vélo de Nantes, Limoges ou encore Besançon ont annoncé sur les réseaux sociaux participer au "mouvement de grève nationale" ce samedi soir. - Eric Fefeberg-AFP

Des livreurs à vélo participent à un mouvement de grève national ce samedi en fin de journée pour dénoncer les modulations de tarifs des courses appliquées par Deliveroo, un des grands acteurs de la livraison de repas.

Les livreurs de repas à vélo dans plusieurs grandes villes en région ont annoncé sur les réseaux sociaux participer au "mouvement de grève nationale" ce samedi soir, selon Reuters. Ils sont soutenus par le collectif Clap (Collectif des livreurs autonomes de Paris), qui a appelé à un rassemblement faisant office d'assemblée générale à Paris à 19h00 pour décider d'une action collective la semaine prochaine. Un rassemblement devrait aussi être organisé à Bordeaux demain dimanche 4 août.

Ce mouvement de protestation fait suite à décision de la plate-forme britannique Deliveroo qui a informé lundi 29 juillet ses livreurs qu'elle modifiait ses tarifs pour favoriser les commandes de moyennes et longues distances, délaissées par les livreurs car considérées comme moins rentables. En contrepartie, elle a baisser des tarifs des courses plus courtes.

Des courses facturées à 2 ou 3 euros

Depuis l'entrée en vigueur de cette nouvelle politique de rémunération, certains livreurs se sont ainsi vu proposer des courses rémunérées entre deux ou trois euros, quand le tarif minimal était auparavant fixé, selon les villes, entre 4 et 4,50 euros.

Pour Jérôme Pimot, cofondateur du Clap 75, ces changements devraient se traduire par une baisse de la rémunération globale des coursiers. "Jusqu'à présent, Deliveroo avait un avantage concurrentiel pour les coursiers avec un tarif minimal plus élevé que la concurrence, mais là il s'aligne sur Uber Eats", a déclaré à Reuters l'ancien livreur Deliveroo qui travaille maintenant comme coursier salarié.

Si le marché mondial de la livraison de repas à domicile ou sur le lieu de travail est en pleine essor, il suscite de vives critiques sur la précarité de l'emploi et les conditions de travail des livreurs qui en dépit des risques d'accident du travail ont rarement leur assurance financée par la plate-forme qui les fait travailler.

Frédéric Bergé