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Après des plaintes de parents, Gallia réfute la présence de larves d'insectes dans son lait infantile

L'entreprise a toutefois décidé de "renforcer la protection de (ses) emballages et plus précisément de la languette d'ouverture"

L'entreprise a toutefois décidé de "renforcer la protection de (ses) emballages et plus précisément de la languette d'ouverture" - Illustration BFM

Il y a quelques mois, des parents disent avoir découvert des larves d'insectes dans du lait en poudre pour bébé. Ils ont porté plainte contre le fabricant, Gallia, qui après des analyses en présence d'huissiers, réfute ces accusations.

Les investigations menées par la marque Gallia après que des parents ont signalé la présence de larves dans des boîtes de lait infantile "n'ont révélé aucune présence d'insectes", indique jeudi la société, propriété du groupe Danone.

Depuis cet hiver, plusieurs parents ont témoigné dans la presse de la découverte de larves dans le lait en poudre de leur bébé et porté plainte contre Gallia.

L'entreprise - qui n'a pas souhaité dire à l'AFP le nombre de signalements reçus - affirme dans un communiqué avoir pris ces alertes "très au sérieux" et mené des investigations démontrant que ses produits sont "conformes à (ses) plus hauts standards de qualité".

100.000 boîtes analysées

"Nous avons procédé depuis les premières réclamations à l'analyse de plus de 100.000 boîtes et au tamisage de plus de 9000 boîtes, sur la base d'un échantillon large, en présence d'huissiers. Ces analyses n'ont révélé aucune présence d'insectes", détaille le Laboratoire Gallia.

"Sur la base d'audits approfondis, faits par ou en présence d'experts indépendants, nous confirmons que ni les matières premières utilisées, ni le processus de production ne présentent de trace d'insectes ou de nuisibles", ajoute l'entreprise.

"Les audits réalisés sur les bases logistiques ne révèlent par ailleurs aucune défaillance quant à la prévention des nuisibles", poursuit-elle.

"L'état de quelques emballages ne répondait pas à 100% de notre cahier des charges très exigeant (boîtes cabossées ou languettes d'ouverture endommagées)" mais "aucun lien direct n'a été établi entre la présence éventuelle d'insectes et les écarts constatés", qui n'ont "eu aucune incidence sur la sécurité de nos produits", affirme Gallia.

"Renforcer la protection des emballages"

L'entreprise a toutefois décidé de "renforcer la protection de (ses) emballages et plus précisément de la languette d'ouverture". Gallia n'est pas en mesure de déterminer l'origine des insectes découverts par les parents, a précisé à l'AFP son directeur médical, Florent Lalanne.

Toutes les boîtes incriminées ne leur ont pas été renvoyées pour analyse, a-t-il indiqué. Ils ont aussi constaté que dans "bon nombre de réclamations", les parents avaient pris des "agglomérats de poudre, des grumeaux" pour des vers.

Par ailleurs, a-t-il souligné, des experts des insectes ont estimé que la "diversité" de ceux apparaissant sur les photos envoyées par les parents excluait qu'ils puissent avoir "une seule et même origine".

Dans son communiqué, Gallia présente ses "excuses aux parents qui ont fait face à cette expérience" et précise que "chacune de ces familles est recontactée individuellement afin de partager les résultats des analyses menées".

Pascal Samama avec AFP