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Carlos Ghosn: "Quand j'ai été arrêté c'est comme si j'étais décédé"

Carlos Ghosn, lors de sa conférence de presse du 8 janvier.

Carlos Ghosn, lors de sa conférence de presse du 8 janvier. - BFMTV

Interrogé sur son sentiment lors de son arrestation, l'ex-patron de Renault-Nissan a confié qu'il avait vécu cette épreuve comme un décès et que la fuite était selon lui la seule voie possible.

"C'est comme si j'étais décédé." Interrogé lors de sa conférence sur son sentiment lors sa détention, Carlos Ghosn n'a pas mâché ses mots. Arrêté le 19 novembre 2018 au Japon, l'ex-patron de Renault-Nissan est sorti de sa réserve ce mercredi et a donné des détails sur les conditions de sa détention.

"J'avais une vie tout à fait réduite, je ne savais pas si j'allais revoir les gens que j'aime, j'étais dans un système que je ne connais pas, c'est comme si j'étais mort. Quand vous passez par une période comme ça, vous êtes comme anesthésié, vous ne supportez plus la musique, plus les photos, c'est votre façon de survivre", a confié Carlos Ghosn. 

Dans ces conditions, la fuite était pour lui la seule possible. "Quand j'ai vu que j'étais sorti, c'est comme si je revenais à la vie." S'il n'a pas voulu donné de détails sur les conditions de son évasion, l'ex-grand patron s'est en revanche confié sur ses motivations. "J'ai préparé mon évasion car j'ai perdu tout espoir d'un procès équitable et quand la date du procès a été repoussée le 25 décembre jusqu'à 2021."

Craignant que son affaire dure au moins cinq ans, Carlos Ghosn a préféré prendre la fuite vers le Liban. Il assure en tout cas qu'il ne fuit pas la justice et accepterait un procès équitable dans l'un des trois pays dont il est ressortissant à savoir la France, le Liban et le Brésil.

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco