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Se déplacer pour aller travailler: quels moyens de transport restent accessibles en Ile-de-France?

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Dans une région Ile-de-France à l’arrêt, de nombreux services de transports ont réduit leur offre pour la concentrer sur les salariés qui n’ont d’autres choix que se déplacer, notamment les soignants.

L’offre en matière de transports en commun se réduit ce jeudi en Ile-de-France pour s’adapter à une demande toujours plus faible. Au 10e jour de confinement, certains actifs, et notamment les soignants, doivent cependant toujours se déplacer munis de leur attestation. Quels moyens de transports restent disponibles? 

  • Les bus en direction des hôpitaux

La RATP a réduit son offre ferrée ce jeudi car seuls 5% des clients habituels prenaient encore les métros ou RER. La régie a cependant conservé un service normal pour les bus de nuit, avec même un service renforcé sur certaines lignes. Une vingtaine de navettes est par ailleurs en place à destination des hôpitaux de la région parisienne afin de transporter le personnel.

  • Les taxis comme les VTC toujours en service

Ils avaient été cités par Emmanuel Macron comme support au transport du personnel soignant. Les taxis sont toujours autorisés à circuler. Un décret paru en fin de semaine dernière régit précisément le nombre de passagers qu'ils peuvent accueillir et les conditions d’hygiène à respecter pour limiter toute propagation du coronavirus.

En région parisienne, un tiers des 9000 taxis affiliés à G7 sont actuellement opérationnels. "Les chauffeurs G7 travaillent plus activement que jamais à transporter le personnel des hôpitaux et notamment les 60.000 salariés de l’APHP ", nous explique un porte-parole.

Comme les taxis, les VTC sont eux aussi autorisés à travailler accessibles notamment via les applications des plateformes. Ils doivent respecter les mêmes règles sanitaires que les taxis pour leur protection comme celle des passagers. Les plateformes restent cependant discrètes sur le nombre de chauffeurs disponibles. "Nous sommes solidaires des personnels de santé et souhaitons les accompagner dans leur quotidien. Nous travaillons à mettre en place une option dédiée à tous les personnels de santé, sans distinction, qui continuent à se rendre au travail, nous explique un porte-parole du leader du marché Uber. Nous souhaitons ainsi aider et rendre hommage à tous ceux qui jouent un rôle dans la lutte contre le coronavirus, qu’ils participent aux soins des malades ou permettent aux hôpitaux de continuer à fonctionner de façon optimale".

  • Le covoiturage

Les services de covoiturage ont réduit leur activité depuis plusieurs semaines avec le ralentissement économique, incitant leurs membres à rester chez eux. Certains restent cependant ouverts. "Les services BlaBlaCar et BlaBlaLines continuent de fonctionner et restent ouverts pour permettre à ceux qui ont absolument besoin de se rendre sur leur lieu de travail de le faire, dans le respect des critères établis par le gouvernement", nous explique un porte-parole. 

Depuis décembre, la plateforme Karos est elle partenaire de l’AP-HP et leur propose ses services pour se déplacer. Afin de protéger au maximum les utilisateurs, Karos demande de ne prendre qu’un passager en covoiturage, assis à l’arrière côté passager pour respecter les distances de sécurité. A Paris mais aussi en région Normandie, ces trajets sont gratuits pour les soignants.

  • Les voitures en libre-service

Situation variée chez les acteurs de l'autopartage. A Paris, des acteurs comme Free2Move ou ShareNow (ex-Car2Go) restent par exemple actifs mais Ubeeqo a préféré suspendre son service. Ada propose de son côté son service de location de véhicules, avec un dispositif spécial mis en place auprès du personnel hospitalier, ainsi que de l'autopartage dans près de 200 villes de France, principalement à Paris.

Présent dans 100 villes de France, le réseau Citiz propose de son côté de consulter l'état du service dans chaque territoire où il est présent. "Pour permettre aux personnes qui en ont besoin de se déplacer, "nous avons décidé pour l’instant de maintenir mais adapter le fonctionnement de notre service. Nous appliquerons notamment une "période tampon" de 6 heures entre deux locations (durant laquelle la voiture ne sera pas disponible à la location) afin de limiter le risque de transmission du virus, précise notamment la page d'information pour la ville de Montreuil.

A Paris, les scooters électriques restent disponibles depuis l'application Cityscoot et Uber.

  • Les trottinettes et vélos en libre-service

La plupart des opérateurs ont suspendu leur service. Seul Dott fait exception en proposant toujours son offre de trottinettes en libre-service à Paris et à Lyon mais en service limité. Le personnel soignant peut bénéficier de codes promo pour utiliser les trottinettes gratuitement.

Les vélos sur bornes, type Velib' à Paris ou Velov' à Lyon semblent pour la plupart toujours actifs mais également en service limité. Depuis lundi 23 mars à Paris, la location de Velib' est gratuite pour les personnels hospitaliers, une mesure qui vient compléter la gratuité des crèches et du stationnement des personnels de santé déjà mis en place.

Julien Bonnet et Pauline Ducamp