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En Allemagne, la transition vers la voiture électrique ferait perdre 150.000 emplois

Des Zoé en production

Des Zoé en production - Renault

L'Allemagne perdrait 150.000 emplois dans l'automobile au cours des prochaines années avec la transition du moteur thermique à l'électrique, s'inquiète le syndicat IG Metall.

Le syndicat allemand IG Metall tire la sonnette d'alarme: le virage vers l'automobile électrique ferait perdre 150.000 emplois au secteur.

"Dans la branche automobile, IG Metall estime que l'électrification de la flotte, en faisant notamment reculer la production de moteurs thermiques, détruira plus de 150.000 emplois dans les prochaines années outre-Rhin", écrit la correspondante des Echos à Francfort. L'électrique ne générerait que 40.000 emplois de son côté, créant ainsi un important déficit sur le marché du travail.

20% des emplois dans l'automobile menacés en France

En France, "près de 20 % des emplois liés au secteur de l'automobile seraient à terme menacés, soit 40.000 emplois, sur les 200.000 que compte le secteur, selon une étude de l'Observatoire de la métallurgie publiée en novembre dernier", indiquait récemment Emploi-Environnement.

"La fabrication d’une voiture électrique, c’est 40 % de main-d’œuvre en moins", expliquait en décembre au Parisien le directeur pour l'Europe de PSA Maxime Picat. 

Du diesel à l'électrique, de nouveaux métiers

Le déclin du diesel serait en particulier en cause: sur les 37.500 personnes travaillant dans cette filière en France, entre 10.000 et 15.000 postes seraient menacées d'ici à 2030.

Il faut toutefois prendre en compte les nouveaux métiers que nécessiteront la transition vers une mobilité électrique. Des emplois tant dans la conception et la recherche et développement que dans les usines. Pour accompagner cette mutation, l'étude de l'Observatoire de la métallurgie "estime les besoins de recrutement à 25.000 personnes par an entre 2018 et 2022, dont 8000 ingénieurs, 6000 techniciens et agents de maîtrise, et 9.000 ouvriers, dotés de compétences en intelligence artificielle, big data, électronique de puissance ou encore robotisation", écrivait fin décembre Les Echos

Julien Bonnet