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Les aéroports parisiens testent la reconnaissance faciale pour remplacer les billets d'avion

Air France va expérimenter la reconnaissance faciale sur certains de ses vols.

Air France va expérimenter la reconnaissance faciale sur certains de ses vols. - VALERY HACHE / AFP

À compter de cette semaine, les passagers de vols Air France et Transavia depuis les aéroports d'Orly et Roissy-Charles de Gaulle pourront expérimenter la reconnaissance faciale à l'embarquement.

L'expérimentation ne se fera qu'auprès de volontaires. À partir de cette semaine, les passagers de vols Air France et Transavia depuis Orly et Roissy-Charles de Gaulle pourront tester un nouveau dispositif leur permettant d'embarquer par reconnaissance faciale, relève le JDD.

D'après nos informations, le dispositif entrera officiellement en application dès ce vendredi 13 mars et ce jusqu'à fin avril. Fruit d'un partenariat entre Paris Aéroport (anciennement ADP), Air France et la société Idemia, à l'origine du logiciel de reconnaissance faciale, l'expérimentation aura pour objectif de fluidifier la procédure d'embarquement. L'initiative avait par ailleurs été annoncée depuis novembre dernier. Elle concernera à terme d'autres compagnies, dont Air Caraïbes, qui intègrera la reconnaissance faciale à son parcours passager dès cet été pour trois destinations, dont Marrakech.

La fin de la carte d'embarquement classique

Concrètement, les passagers volontaires seront invités, une fois arrivés à l'aéroport, à se placer face à une caméra, pour prendre une photo de leur visage. Le logiciel d'Idemia viendra comparer le cliché avec la photo présente sur les documents d'identité, qu'il s'agisse d'un passeport ou d'une simple carte. À l’embarquement, le passager n'aura qu'à scanner son visage sur une borne dédiée pour accéder à la cabine, sans la nécessité de présenter de billet d'avion.

"Des bornes seront présentes aussi bien lors de l'enregistrement des bagages qu'avant l'embarquement, pour permettre aux passagers n'ayant pas de bagages en soute de participer eux aussi à l'expérimentation", complète Cédric Landais, du service de presse d'Air France. 

Par ailleurs, "les données biométriques seront supprimées après le décollage", souligne-t-il, conformément aux recommandations de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Parmi les autres prérequis édictés par l'institution, figure aussi l'obligation pour les bornes de ne pouvoir scanner qu'un visage à la fois, et non ceux des passants aux alentours. Les fichiers temporairement constitués ne devront pas être utilisés à des fins commerciales.

Les aéroports d'Orly et Roissy n'en sont pas à leur coup d'essai en matière de reconnaissance faciale. Cette technologie a déjà été déployée pour fluidifier le passage aux frontières et remplacer petit à petit le contrôle par empreintes digitales. 

À elles seules, ces bornes permettraient de faire passer "300 passagers par heure, contre 150 pour l'ancienne génération", selon Paris Aéroport. Sous réserve que son expérimentation s'avère fructueuse, le groupe pourrait étendre la reconnaissance faciale à un grand nombre de ses vols d'ici 2024. 

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech